Route des Grandes Alpes (8/10) : Bayasse - Beuil
Nous petit-déjeunons avec des nouveaux pains artisanaux alors que le ciel est légèrement couvert, mais ne semble pas menaçant. Nous partons ensuite dans la dernière ascension d’un col de plus de 2000m de notre périple. La montée est toujours aussi somptueuse. Cela à beau être ma 5ème ascension de ce col depuis 2005 (et la troisième par ce versant), je ne m’en lasse pas.
La Cayolle et ses fameux ponts
Vue vers le pont de la cascade
On découvre même un troisième pont
Du pont de la cascade vers le bas
Regard en direction de Bayasse
La cascade du pont du même nom
Avant d’arriver au sommet, nous avons également l’occasion de surprendre les dernières marmottes de notre périple. Nous passons le refuge de la Cayolle, désormais fermé, et apercevons le sommet. Au sommet nous retrouvons d’autres cyclos qui ont enfilés leurs coupe-vent et s’apprêtent à se lancer dans la descente. Nous les saluons et ils commencent leur descente pendant que nous marquons une pause.
Le dernier 2000m du parcours
Les sommets au dessus de la vallée du Var
La descente est l’occasion de nombreuses pauses photo car le paysage, très différent de l’autre versant n’en n’est pas moins joli. Il offre de magnifiques panoramas sur des sommets que je connais bien, sous un angle moins familier. Tout occupé que je suis à rattraper mon père, qui lui ne prend pas de photos, je reconnais néanmoins le groupe d’accompagnateur que nous avions rencontré au sommet de l’Iseran. Eux aussi nous reconnaissent et nous nous saluons réciproquement. Ce sont leurs cyclos que nous avons aperçu au sommet.
La descente du col de la Cayolle
Encore la descente
Les aiguilles de Pelens et les sommets surplombant le col des champs
Les sources du Var et les aiguilles de Pelens
L’eau s’écoule de partout dans cette descente
Les cascades sont nombreuses
Pourtant, les robines donnent une impression d’aridité
Après une longue descente (il y a plus de 30km entre le sommet de la Cayolle et Guillaumes), nous arrivons au lieu de notre pique-nique. Nous y retrouvons les accompagnateurs de notre groupe de cyclo vendéens. Eux-aussi pique-niquent ici avant d’aller visiter les gorges de Daluis et du Cians pendant que leurs cyclos rallient Valberg.
Une des fontaines de Guillaumes
Nous marquons une pause relativement longue avant de remonter sur nos bicyclettes. Il faut dire que nous sommes dans la vallée du Var qui est une vallée plutôt chaude, l’altitude commence à baisser (Guillaumes n’est qu’à 800m) et que nous sommes aux heures les plus chaudes la journée. Le thermomètre indique plus de 30°C quand nous repartons.
Là-aussi, nous nous offrons une petite entorse par rapport à l’itinéraire officiel. Au lieu de monter directement sur Valberg par la route normale, nous prenons la D29 qui rejoint Valberg en empruntant la vallée de la Tuebi et passant par Péone. La chaleur commence à être étouffante dans ces gorges, mais la vue sur Péone et ses aiguilles dolomitiques est une belle récompense. A l’entrée du village de nombreux panneaux incitent les automobilistes à laisser leurs voitures à l’entrée du village pour traverser le village à pied et ainsi pouvoir le visiter. Un des catalans (nom des habitants de Péone) nous salue d’un « Ca ne pollue pas et ça ne fait pas de bruit ! ». Les voitures ne sont décidément pas les bienvenues ici. Après les emportements des excités de la Coupe de Alpes, nous ne pouvons qu’acquiescer…
Une fois Péone traversé, nous voilà dans la montée vers Valberg. Si jusqu’ici le vent ne nous perturbait pas réellement, il nous déroute un peu dans les épingles qui jonchent la montée. Il tourbillonne et change de direction en permanence. Cela ne nous empêche pas de profiter des points de vue sur Péone, la Tête de l’Encombrette ou les Tour du Lac.
Vue sur Péone depuis la montée vers Valberg
Arrivé à Valberg, nous marquons une nouvelle pause pour nous réhydrater, pour la première fois depuis le départ, j’avais pris avec moi un bidon rempli d’eau pour m’arroser. Nous redescendons ensuite sur Beuil où nous attend notre gite du jour.