Traversée des Pyrénées (5/8) : Bordères-Louron - Saint-Girons
Cette fois, le soleil semble décidé à finir la traversée des Pyrénées en notre compagnie, pour notre plus grand plaisir. Il nous accompagne donc sur notre montée du col de Peyresourde, première montée de l’étape la plus longue du parcours. Nous laissons sur notre droite la route conduisant à la station de ski de Loudenvielle et le col d’Azet qui la surplombe pour filer sur le Peyresourde. La montée s’avère plus pentue que ce que le profil annoncé nous laissait prévoir, mais les paysages sont une nouvelle fois des plus agréables.
Les sommets au dessus de Val-Louron
Les sommets dans la montée du col de Peyresourde
Idem Au cours de notre ascension nous sommes rattrapés par un américain que nous avons déjà vu la veille au sommet du col du Tourmalet. Au sommet nous croisons un groupe de cyclos dont certains portent des maillots qui nous sont familiers : Paris-Brest-Paris 2007 et Paris-Roubaix 2008. Nous profitons du panorama du sommet et notamment la vue sur les sommets encore enneigés au-dessus de Bagnères-de-Luchon.
Le sommet est proche
Les sommets depuis le haut du col
La descente vers Bagnères-de-Luchon
La descente qui nous emmène vers la vallée comporte quelques virages bien dessinés et s’avère agréable. La suite le sera un peu moins. Passé Bagnères-de-Luchon nous descendons la vallée du Pique, un affluent de la Garonne, en empruntant une nationale et avec un fort vent de face. Heureusement, la présence d’une piste cyclable fréquentable (comprendre propre, que l’on peut donc utiliser sans craindre la crevaison à chaque tour de roue).
En regardant derrière nous, nous apercevons les sommets enneigés et avons l’impression de quitter la montagne pour de bon, mais ce n’est qu’une impression, il nous reste encore à affronter le col des Ares, le col de Buret, et surtout le col du Portet d’Aspet qui fait office d’épouvantail et auquel nous pensons tous plus ou moins ouvertement depuis le début de notre périple.
Le ciel s’est bien couvert depuis notre passage au sommet de Peyresourde, et c’est à nouveau sous un ciel gris que nous commençons l’ascension du col des Ares. Nous marquons une pause à la sortie d’Antichan-de-Frontignes pour admirer le paysage. Alors que nous repartons, trois cyclos nous dépassent, nous les retrouvons quelques hectomètres après le sommet, ils pique-niquent sur la même aire que nous et discutons ensemble.
Les sommets dominant Bagnères-de-Luchon
Les sommets depuis la montée du col des Ares La montée du Portet d’Aspet se rapproche maintenant, mon père et Bernard ont décidé de mettre pied à terre si cela s’avérait trop dur. En attendant, il nous faut encore descendre, puis remonter le col de Buret avant de basculer dans la vallée du Ger que nous remonterons jusqu’au Pont de l’Oule, pied de la dernière mais pas la moindre ascension du jour. Le col de Buret est franchi tranquillement, la descente également. Arrivé à l’intersection avec la D5, nous marquons une hésitation sur la direction à suivre, révélateur d’une certaine appréhension grandissante.
Nous descendons encore jusqu’à longer le torrent. Nous traversons Henne-Morte, puis rapidement, le pont de l’Oule est là. A notre droite le col de Menté que nous avons évité, à notre gauche le col du Portet d’Aspet dont nous allons gravir les fortes pentes (jusqu’à 17%).
C’est parti pour le Portet d’Aspet Dès le départ, on met tout à gauche puisque les plus fortes pentes sont situées dans la première moitié de cette ascension relativement courte : 4km, mais 400m de dénivelée. Au bout de quelques hectomètres mon père met pied à terre pour se recueillir quelques instants devant la stèle Fabio Casartelli. Il repart ensuite et grimpant à son rythme nous rejoint quelques hectomètres plus loin.
Le Toyota nous klaxonne et Evelyne et ma mère nous demandent comment nous allons. Tant que tout le monde est sur le vélo, nous allons bien. Nous allons même d’autant mieux que le pire est maintenant derrière nous. En effet, en me retournant j’ai pu voir le panneau indiquant les 17% à la descente. Après deux kilomètres très irréguliers et avec les plus fortes pentes, les deux derniers kilomètres sont moins difficiles car la pente est plus régulière, entre 9 et 10%.
Ca doit bien descendre, mais nous, on le monte
Chacun grimpe à son rythme et arrive en haut malgré la difficulté du col. Voilà, le col le plus redouté du parcours est maintenant derrière nous. Il nous suffit de nous laisser glisser jusque Saint-Girons et l’étape du jour sera bouclée.
Et voilà, nous sommes en haut
Nous sommes prudents dans la première partie de la descente car la pente est forte de ce côté-là également. La suite est plus tranquille et nous donne l’occasion d’admirer la variété des clochers d’église dans la vallée : clochers octogonaux, clochers peignes,…
Nous avons un peu de mal à trouver notre hôtel dans Saint-Girons et nous retrouvons sur la route de Toulouse. Après nous être changés, nous allons visiter la ville qui comporte quelques beaux monuments.
Règlements de circulations à Saint-Girons