Traversée des Pyrénées (6/8) : Saint-Girons - Unac

Publié le par Saturnin

Dès le départ le temps est couvert voire pluvieux, mais on se console en se disant que nous allons quitter les influences atlantiques pour trouver les influences méditerranéennes au sommet du col de Port. C’est là, selon un pyrénéen rencontré à Luz-Saint-Sauveur, que se situe la limite climatique.

Nous nous engageons dans les gorges de Riabaouto sans vraiment pouvoir profiter du paysage, le ciel étant toujours gris. De plus en plus gris, jusqu’à ce qu’une petite pluie fasse son apparition. Nous aurions du nous douter que la météo ne tournerait pas au beau vu le peu de cyclos que nous avions croisés en ce dimanche matin.

A Massat commence la montée du col de Port, et aussi celle du Caougnous qui se trouve sur la même route. On rencontre même un col inattendu, celui de Four, signalé par une pancarte en bord de route. La montée se fait sous la pluie et avec un plafond nuageux très bas.

Arrivé au col de Caougnous, Yann et moi remarquons une bifurcation qui permet de rejoindre un col distant de 3 kilomètres. Nous allons donc le « chercher » pendant que Bernard et mon père continuent en direction du col de Port.

Nous voilà donc parti en direction du col de Péguère, qui commence fort. Dès le pied, nous mettons tout à gauche. Au bout d’un kilomètre, la borne indique un pourcentage : 12,5%, je suppose que c’est le pourcentage du kilomètre que nous venons de franchir. La suite n’est pas plus aisée, j’ai même peur de tirer sur mon guidon de peur de voir ma roue avant décoller. Finalement, la pente semble se radoucir mais je n’ai pas l’impression d’avancer plus vite pour autant. Un motocycliste nous dépassant nous adresse un signe d’encouragement. Les kilomètres nous séparant du sommet sont autour de 10%, soit un peu plus « faciles » que le premier.

La descente est très prudente car la route n’est pas large du tout et le brouillard nous prive de toute visibilité. Je me positionne très en arrière sur mon vélo car dans une telle pente j’ai peur de passer par-dessus mon vélo, c’est la première fois que cela m’arrive. En regardant les bornes sur le bas-côté, je m’aperçois que les altitudes sont indiquées et constate que les pourcentages indiqués à la montée sont ceux du kilomètre à venir. Connaissant l’altitude du col et notant celle de la borne du premier kilomètre, je calcule la pente moyenne de ce premier kilomètre : 14,3%. Calcul corroboré par le panneau indiquant une pente à 18% aperçu dans la descente.

Nous revoilà au col de Caougnous et nous filons en direction du col de Port. La pente semble d’un coup dérisoire par rapport à ce que nous venons de franchir. Le brouillard et la pluie sont toujours là, vivement que nous basculions dans les influences méditerranéennes ! Evelyne et ma mère nous ont attendus en haut du col de Port tandis que Bernard et mon père ont filé devant espérant trouver un endroit abrité pour le pique-nique du jour.

Des chevaux prennent l’air et la pluie en liberté au sommet du col, mais nous ne nous attardons pas à les photographier pour ne pas nous refroidir. Cela n’empêche pas la descente d’être glaciale. Pour les influences méditerranéennes, il faudra revenir une autre fois. C’est donc trempé que nous arrivons à Bédhaillac, village à l’entrée duquel se trouve une superbe aire de pique-nique. Malgré la pluie, nous mangeons au sec grâce à l’abri aménagé. Si toutes les aires de pique-nique étaient comme celles-là !

Toutes les bonnes choses ayant une fin, il nous faut repartir sous la pluie. Finalement, celle-ci ne dure pas et nous franchissons Tarascon-sur-Ariège sans pluie. Nous avons une vingtaine de kilomètres à faire sur la N20, la route d’Andorre, qui ne sont pas une partie de plaisir. Circulation dense et pas toujours très respectueuse envers les cyclos. Heureusement, nous avons arrangé l’itinéraire « officiel » de la randonnée de manière à quitter cette nationale au plus vite et emprunter le port de Pailhères au lieu du Puymorens.

Arrivé à Luzenac, nous quittons la nationale pour grimper en direction d’Unac où se trouve notre gite. Un peu de montée pour finir cette étape humide. Nous terminons l’après-midi en nous promenant autour d’Unac avant le copieux et fameux repas qui nous attend le soir.

Si vous devez vous arrêter à proximité d’Ax-les-Thermes, n’hésitez pas, allez « Chez les Berdé » qui nous a tous laissé un excellent souvenir aussi bien pour l’accueil, que le cadre et que la nourriture.

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