Traversée des Pyrénées (7/8) : Unac - Prades

Publié le par Saturnin

Après un petit-déjeuner aussi copieux et délicieux que le repas de la veille au soir, nous devons reprendre la route. Là encore, nous n’avons aucune chance de subir une fringale dans la montée du port de Pailhères.

Monsieur Berdé nous conseille de prendre une autre route que celle par laquelle nous sommes arrivés hier et qui nous permettra d’éviter quelques hectomètres de N20. Conseil que nous nous empressons de suivre tant les nationales sont des routes à éviter pour les cyclos.

Les influences méditerranéennes ne se font toujours pas sentir aujourd’hui car le temps est aussi nuageux que la veille. Nuages que nous allons admirer de plus près puisque nous allons monter à plus 2000m pour arriver au sommet du port de Pailhères.

Arrivé à Ax-les-Thermes, nous quittons, enfin, la N20 pour commencer notre ascension. Rapidement, nous devons renoncer à admirer les paysages, mais le peu que nous avons vu nous donnera des regrets de ne pas avoir pu en profiter plus que ça. La montée se fait tranquillement et même si certains passages sont un peu plus raides.

Le pied du second 2000 du parcours

Quelque part dans la montée et le brouillard

Arrivé au sommet, Evelyne et ma mère nous attendent et nous disent que nous avons raté le soleil de peu. Cela fait trois jours que nous ne l’avons plus vu, nous pouvons bien attendre quelques heures de plus.

Après nous être équipé pour la descente nous partons prudemment, les animaux étant fréquemment en liberté, nous ne souhaitons pas avoir à remplir un constat pour un accident entre un vélo et une vache. Finalement pas de vaches mais des chevaux au milieu de la route au sortir d’une épingle. Nous sortons finalement du brouillard et profitons à nouveau du paysage et notamment de la vue sur le château d’Usson-les-Bains.

La descente dans le brouillard

Une raison de plus pour être prudent

Ca tourne

Le Toyota dans la descente de Pailhères

Le château d’Usson

Escouloubre-les-Bains depuis la montée du col de Moulis

L’heure du repas approche et nous décidons de nous arrêter dès que cela sera possible, mais dans les gorges nous conduisant à Escouloubre-les-Bains, il n’y pas vraiment d’endroits où s’arrêter, il n’y a guère que l’Aude et la route. Nous nous engageons donc dans la montée du col de Moulis où finalement l’entrée d’un chemin nous permettra de nous arrêter.

Après ce repas, nous terminons l’ascension du col de Moulis qui n’était finalement qu’à quelques hectomètres de là où nous nous étions arrêtés. Petite descente en direction d’Escouloubre avant de remonter un nouveau col, celui de Garavel. La descente qui suit est plus raide que ce que nous pensions. Tout heureux de profiter de la descente, Bernard rate une bifurcation et s’offre une rapide visite de Buillac.

Nous voilà maintenant au pied du dernier col du jour, et du dernier « grand » col de notre périple. La montée s’effectue tranquillement sur une route en forêt bien agréable. Elle l’aurait été encore plus si le soleil nous avait réchauffés. Le soleil, justement, nous apercevons qu’il rayonne au loin en direction de Prades, mais il n’est pas là pour nous réchauffer au sommet. Nous sommes en plein vent et souffrons davantage du froid qu’au port de Pailhères. Nous ne sommes pas les seuls à être frigorifiés, un groupe d’anglais se protège du vent dans une petite cabane. Ils sont sur un Saint-Malo – Gibraltar, et sont donc loin d’être arrivés.

Le sommet du col de Jau

Panorama au sommet du col de Jau

Le soleil semble vouloir se manifester au loin

La descente est abordée prudemment, en partie à cause des vaches qui se promènent sur la route et dont certaines prennent peur au passage de vélos, même à allure modérée. La suite ne sera pas plus rapide car la route est sinueuse, étroite et pas toujours très bonne. Perte d’altitude aidant, nous nous réchauffons petit à petit, et le soleil est même avec nous à Mosset.

Une nouvelle raison d’être prudent dans la descente

La descente vers Prades

Quelques belles courbes

Nous profitons des paysages à la traversée des gorges de la Castellane, torrent que nous longeons depuis de nombreux kilomètres avant de rejoindre Prades où se termine notre étape du jour.

Les gorges à l’approche de Molitg-les-Bains

Molitg-les-Bains

La galerie photo est ici.

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