Après avoir récupéré nos pique-nique auprès du patron du gite, nous enfourchons nos bicyclettes afin rejoindre le sommet du col de l’Izoard. Le départ se fait sous le soleil, la météo incertaine d’hier matin n’est plus qu’un mauvais souvenir. Nous voilà rapidement à Cervières, où va vraiment commencer la montée.
Le massif des Ecrins depuis Cervières
Après la traversée du village, quelques véhicules de collection nous dépassent. Apercevoir ce genre de véhicule est toujours plutôt sympathique. Hélas, nous déchantons rapidement. C’est un véritable troupeau d’excité jouant aux Fangio en herbe qui va bientôt nous dépasser.
Cette engeance nous dépasse au mépris total du code de la route (en virage, sans visibilité, en faisant des queues de poisson, les trois n’étant absolument pas exclusif, bien au contraire). Bref, au lieu de profiter de la montée, nous gravissons les pentes en étant à moitié terrorisé par le comportement irresponsable et irrespectueux de ce rassemblement d’excités. Le fait d’apposer un autocollant « Coupe des Alpes » sur sa voiture semble faire perdre tout sens commun à bon nombre des concurrents et mêmes des organisateurs.
Le sommet du col de l’Izoard
C’est donc effrayé, en colère et à moitié asphyxié (ça fume ces cochonneries là) que nous atteignons le sommet. De nombreux autres usagers de la route se plaignent du comportement de ces maniaques de l’accélérateur. Un cyclo italien nous avouera même avoir eu des gestes forts peu courtois envers ces dangers publics.
Je suis d’ailleurs surpris, à l’heure où la sécurité routière est une priorité nationale, que de telles épreuves puissent se dérouler sans un minimum de surveillance afin d’éviter les dérives et exactions de quelques dangereux excités. D’autant que de tels comportements sont largement prévisibles à la vue des véhicules d’exceptions possédés par la plupart des participants. J’en profite néanmoins pour signaler que ce ne sont pas nécessairement les possesseurs des véhicules les plus puissants qui sont les plus imprudents.
Une fois nos amis psychopathes motorisés repartis, nous pouvons enfin profiter des paysages du sommet.
Le Briançonnais depuis le sommet du col d’Izoard
Les sommets du Queyras depuis le sommet de l’Izoard
La descente en direction de la Casse Déserte
Nous descendons en direction de la Casse Déserte que nous rejoignons rapidement. Et afin de profiter de la majesté du site nous nous arrêtons au niveau du col de . Ce site est toujours aussi impressionnant par sa minéralité. Le contraste quand on vient de Guillestre est encore plus saisissant que quand on vient du sommet.
La Casse Déserte
Souvenir de la Casse Déserte
Nous retrouvons d’autres cyclos avec qui nous devisons sur les différentes ascensions que chacun a pu faire. Comme nous sommes en plein Dauphiné Libéré, nous échangeons également quelques impressions sur le dopage qui gangrène ce sport. Après cette longue pause, et un dernier regard vers la Casse Déserte, nous reprenons notre descente. Nous rejoignons rapidement l’intersection de la route de Guillestre, d’où nous pouvons apercevoir Château-Queyras.
Vue sur Château-Queyras
De là, nous continuons en recherchant un endroit où pique-niquer. Il nous faudra attendre de passer le monument de l’Ange Gardien pour trouver une place au bord d’un affluent du Guil. Après cette pause, nous reprenons la route pour traverser la combe du Queyras et les gorges du Guil. Là encore, nous devons affronter un fort vent de face nous empêchant de profiter comme nous le souhaitions de ces faux-plats descendants.
Les Gorges du Guil
Arrivé à Guillestre, nous nous lançons dans la dernière difficulté du jour, à savoir la première partie de la montée du col de Vars, jusqu’à Sainte-Marie de Vars. En regardant dernière nous, nous découvrons la citadelle de Mont-Dauphin et le massif des Ecrins et le glacier Blanc à l’arrière plan.
Mont-Dauphin et le glacier Blanc
Cela nous permet d’oublier les fortes pentes qui nous surprennent un peu. En effet, d’après le profil que nous avions en notre possession, le pied du col était assez tranquille. C’est loin d’être le cas, et ces pentes ne m’avaient pas marquées quand je l’avais gravi il y a deux ans. Il faut dire que ses paysages sont loin d’être aussi grandioses que ce que nous avons pu traverser jusque-là. Arrivé en vue du village de Vars, la pente se fait plus douce, et nous avons même quelques descentes avant de rejoindre Sainte-Marie de Vars.
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