Au réveil, la météo est très couverte, à croire que les nuages ont finalement réussi à franchir le massif de la Vanoise et nous on rejoint. Après le petit-déjeuner, nous avons même droit à la pluie. Du coup, nous prenons notre temps pour charger la voiture. C’est une chose que nous pouvons nous permettre car nos étapes sont désormais plus courtes.
Ce temps supplémentaire que nous nous accordons au départ permet aux nuages de se dégager. C’est donc au sec que nous partons, même si la route est humide au départ, cela ne dure pas. Dès la sortie des Verneys, la route commence à s’assécher. Altitude aidant, l’atmosphère est fraiche, mais le soleil nous donnera chaud jusqu’à Plan Lacha.
Le soleil revient dans la montée du Galibier
La montée après Valloire, mis à part la terrible ligne droite conduisant aux Verneys ne présente pas de grosse difficulté. Il y a un passage un peu plus raide au niveau de l’aérodrome avant que la route ne se remettre à longer la Valloirette.
Panoramique dans la montée
Le vent souffle et ne nous aide pas sur ces tronçons que nous gravissons donc doucement. D’autant plus doucement que les efforts accumulés depuis le début du périple commencent à se faire sentir. Nous sommes rattrapés par des cyclos de Chambéry venus gravir le col aujourd’hui. Ils nous apprennent que la pluie est assez généralisée sur les Alpes du Nord et que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pris qu’une averse ce matin.
Arrivé à Plan-Lachat, nous marquons une pause avant de nous lancer dans les difficiles kilomètres nous séparant du sommet. Cet arrêt est l’occasion de reprendre des forces. La rupture de pente est assez marquée et nous savons que le sommet sera long à atteindre.
Ca grimpe après Plan-Lachat
Nous nous lançons prudemment dans la suite de la montée. Elle est toujours aussi rude, mais nous savons également qu’il s’agit d’une de nos dernières grosses difficultés. Non que le reste soit négligeable, loin de là, mais nous ne monterons plus jamais si haut, ni sur des pentes moyennes aussi importantes. Nous marquons une nouvelle pause au niveau des Granges du Galibier d’où nous pouvons apercevoir le sommet.
Le sommet est là-haut
Panoramique depuis les Granges du Galibier
Nous partons pour le dernier tronçon de cette montée. Si le soleil est présent, nous ne pouvons pas nous plaindre de la chaleur et nous sommes heureux de porter des manchettes, même si nous avons eu un peu chaud avant Plan-Lachat.
Plus que 2km
Peu avant l’arrivée au niveau du tunnel, nous sommes rejoints par un cyclo de Valloire qui gravit le col pour la première fois cette année. Il grimpe avec nous, mais nous faisons une ultime pause au niveau du tunnel. En deçà d’une certaine vitesse, il n’est pas évident de s’alimenter sans risquer de perdre l’équilibre et le souffle…
Le tunnel surplombé par le sommet
Le dernier kilomètre est particulièrement rude, notamment jusqu’à la fameuse épingle à droite. Ensuite la pente est moins raide sans être douce non plus. Mais maintenant que nous sommes en haut, nous savons que nous pourrons bien profiter de la longue descente qui s’annonce.
Ca va descendre !
Avant de nous lancer dans la descente, nous demandons au cyclo avec qui nous avons roulé précédemment de nous prendre en photo. Nous ne profitons pas de la vue sur le massif des Ecrins qui est dans les nuages.
Souvenir du sommet
Si le tronçon jusqu’au Lautaret est légèrement technique, la suite est franchement rapide. Nous traversons les paravalanches au-delà de la limite de vitesse autorisée et poussons même nos compteurs au-delà de 70km/h. Sans le fort vent de face dans le bas de la descente, nous aurions pu espérer rejoindre Briançon sans donner le moindre coup de pédale.
C’est à Briançon que nous nous restaurons dans le parc de la Schappe. Après avoir pris un peu de temps pour visiter ce parc, nous remontons sur nos machines direction Terre Rouge, petit hameau situé peu avant Cervières dans la montée de l’Izoard.
Cette partie de la montée n’est pas trop difficile, une fois passée la sortie de Briançon. Nous arrivons donc au gite de Terre Rouge où l’accueil est toujours aussi sympathique et les repas aussi bons.
Le fort de l’Infernet depuis Terre Rouge
Nous avions déjà apprécié cet accueil l’année dernière avec un collègue. Le patron apprenant nos projets nous avait détaillé mètre par mètre, carte d’état-major à l’appui, la montée de l’Agnel. La galerie photo est ici.