Route des Grandes Alpes (4/10) : Le Fornet - Valloire
Le temps est légèrement couvert ce matin, mais ne semble pas menaçant. Tant mieux, car l’étape qui nous attends est la plus longue de notre périple. C’est aujourd’hui que nous passons par le point culminant, le plus haut col de France, celui de l’Iseran.
La montagne et sa beauté, la station de ski et ses horreurs
Au détour d’un virage, nous surprenons quatre marmottes qui prenaient leurs aises sur la route. Il faut dire que la circulation est plutôt clairsemée en cette saison. La montée continue, sans grosse difficulté. Nous grimpons tranquillement, surprenant d’autres marmottes, et évitant soigneusement les nuages. Cela ne durera que jusqu’à 5km du sommet. Un nuage nous surprend dans notre ascension et nous resterons nimbés dedans jusqu’au sommet.
Plus possible de profiter des paysages, la visibilité est réduite au minimum. Par sécurité, j’allume mon éclairage arrière. Nous distinguons sur les bas côtés la neige qui fait son apparition. Par moment, la visibilité augmente et nous pouvons constater que la végétation a disparu, nous sommes dans un univers exclusivement minéral. Finalement, le sommet arrive, la température y est de 6°C seulement. Nous décidons donc de nous arrêter au relais pour consommer une boisson chaude.
Finalement, le soleil perce les nuages au sommet de l’Iseran
La route en direction du sommet
Le bien-nommé pont de la neige
La descente au-delà du pont de la neige
Regard en direction du sommet depuis la Chapelle Saint-Barthélemy
Après Bonneval, superbe village aux maisons de pierre, que nous ne faisons qu’apercevoir, la route ne le traversant pas franchement, la route est plus plate. Et comme bien souvent passé une certaine heure, les vents se sont mis à remonter la vallée. Nous devons donc lutter contre celui-ci pendant les quelques kilomètre nous séparant du col de la Madeleine. Ensuite, il y a une bonne descente pour piquer sur Lans-le-Villard.
C’est ici que nous décidons de manger. Alors que nous pique-niquons, nous croisons un cyclotouriste allemand qui nous demande où il peut trouver de quoi s’alimenter. Nous lui indiquons la route du supermarché, les autres commerces étant fermés pendant la coupure méridienne. Nous discutons également avec un couple de suisses, eux-aussi sur la Route des Grandes Alpes. Ils s’inquiètent en voyant que la route entre Lans-le-Villard et Lans-le-Bourg est fermée et craignent des pentes sévères pour rejoindre la station. Nous leur montrons le trajet et les rassurons sur la difficulté à venir.
Il faut effectivement grimper un peu pour rejoindre la route du Mont-Cenis, mais rien de bien méchant. Les pourcentages sont tout à fait raisonnables et nous rejoignons rapidement la route du col que nous redescendons. Une fois traversé Val-Cenis, nous constatons que le vent n’a pas faibli, loin de là. Et mis à part la descente rapide sur Termignon, il nous faut pédaler sans discontinuer.
Le fort de l’Esseillon
Finalement, c’est presque avec soulagement que nous apercevons le fort du Télégraphe qui annonce la montée du col éponyme. Une pause au pied du col pour nous ravitailler et retirer nos vêtements chauds, le soleil donne pleinement et nous allons avoir l’occasion de chauffer.
On a bien grimpé depuis Saint-Michel de Maurienne
Après une courte pause, nous attaquons la descente. Lors de cette descente, je heurte un objet avec mon pied droit. Un rapide regard ne me permet pas d’identifier l’objet. Je suppose donc qu’il s’agit d’un débris quelconque. Arrivé à Valloire, il nous reste un dernier coup de collier, notre hébergement du jour étant situé dans la fameuse ligne droite séparant Valloire et Les Verneys
Alors que nous gravissons cette rampe, cyclo cherchant à déchausser et n’y arrivant pas, tombe devant nous. Heureusement sans gravité. Arrivé à l’appartement, je cherche mes lunettes dans ma sacoche. Je constate que celle-ci est restée ouverte, et que mes lunettes n’y sont plus. Je comprends alors que l’objet qui m’a heurté était vraisemblablement mon étui à lunettes. Après nous être douchés, nous remontons (en voiture) à l’endroit où il me semble les avoir perdues.