Route des Grandes Alpes (3/10) : Villard sur Doron - Le Fornet (Val d'Isère)

Publié le par Saturnin

Au petit déjeuner nous discutons avec un motard qui lui aussi parcours la route des Grandes Alpes, mais sa monture motorisée lui permet de faire en quatre jours ce que nous ferons en dix. Comme le dit Jean-Jacques : « Ca a l’air de bien aller ces deux-roues là ». Il nous dépasse avant même que nous ayons atteint Beaufort en nous souhaitant bon courage pour la suite de notre périple.

Une fois le village traversé, nous entamons la montée du col de Méraillet. C’est une montée agréable qui se fait en sous-bois.  Par contre, nous avons du mal à nous repérer sur la carte car la route est pour le moins sinueuse et comporte de nombreuses épingles. Les pentes sont loin d’être douces et nous rejoignons un autre cyclotouriste qui est venu gravir ce col avec un ami. La montée est l’occasion d’admirer les ruisseaux qui cascadent.

 

030-Cascade-dans-le-col-de-M--raillet.jpgCascade entre Beaufort et le col de Méraillet

Et puis, d’un coup, nous sortons de la forêt et découvrons le lac de Roselend devant nous. Le paysage mérite vraiment le détour et je comprends pourquoi Bernard propose systématiquement ce col pour la sortie mythique.

 

 

031-Le-Cormet-de-Roselend-est-derri--re-ce-verrou-rocheux.jpgLe lac et les montagnes

 

Panoramique depuis le col du Méraillet

Nous reprenons la route et profitons du replat tant que la route contourne le lac. Une fois le lac contourné, l’ascension reprend pour quelques kilomètres assez raides et rectilignes. Nous profitons une dernière fois des vues sur le lac et les cascades alentours avant de nous engouffrer dans ce verrou rocheux.

 

033-Le-lac-de-Roselend--le-barrage-et-la-route-vers-le-col-du-pr--.jpgVue sur le lac

034-Autre-vue-sur-le-lac.jpgEncore le lac

035-Autre-cascade.jpgCascade dans la montée

Après une dernière rampe, nous rejoignons le refuge de Plan de Lai. Alors que je m’arrête pour une photo je m’aperçois que de nombreux cyclos sont en train d’arriver. Je repars et reprends une photo un peu plus loin. Je profite de rouler avec l’un d’eux en rejoignant pour père pour discuter avec l’un d’eux.

 

 

Panoramique au niveau de Plan de Lai

 

037-Regard-en-arri--re--devinez-par-o---passe-la-route.jpgDerrière ce verrou, le lac. Difficile de deviner où passe la route

Il s’agit d’un groupe de bretons de passage dans le secteur. Ils sont venus passer quelques jours et vont en profiter pour gravir quelques cols prestigieux. Leur nombre leur permet d’avoir une organisation plus conséquente que la notre. Alors que nous arrivons en haut, leur camionnette d’assistance les attend. Nous nous retrouvons ma mère, et marquons une pause pour admirer une dernière fois les sommets du Beaufortain.

038-Les-sommets-du-Beaufortain.jpgDernier regard sur le Beaufortain

Avant de nous élancer dans la descente, nous prévenons ma mère que la descente risque d’être un peu pénible pour elle qui appréhendait de conduire en montagne. En effet, d’après la carte, ça tourne beaucoup et ce n’est pas très large. Pour nous, sur nos vélos, même en descendant prudemment, c’est un véritable plaisir, même si les épingles sont assez nombreuses.

039-Apr--s-l-effort--le-r--confort.jpgAprès l’effort, la récompense

040-Et---a-dure-cette-descente.jpgCa descend longtemps, et bien

Comme cela était prévisible, nous arrivons à Bourg Saint-Maurice avant la voiture. Après nous être retrouvé nous nous mettons en quête d’un endroit où pique-niquer. Pas évident, tous les parkings sont payant et l’ombre est une denrée rare.Finalement, nous revenons à l’entrée de la ville, sur la route par laquelle nous sommes arrivés. Là il y a de l’ombre et un parking gratuit.

 

Nous repartons ensuite en direction de Val d’Isère. Le contraste est assez frappant entre la descente du Cormet de Roselend et la route que nous empruntons maintenant. Nous sommes maintenant sur une nationale à la circulation dense, et encore, nous ne sommes pas encore en période de vacances. Je n’ose imaginer ce que peut être cette route pendant les vacances d’hiver…

 

La circulation devient un peu moins dense après Séez et la bifurcation du col du petit Saint-Bernard. La montée se fait dès lors plus raide et même difficile au niveau de Sainte-Fois Tarentaise où se trouvent quelques kilomètres particulièrement difficiles. La largeur de la route a tendance à perturber notre perception de la pente. Nous rencontrons à nouveau une zone de travaux, mais cette fois-ci, nous pouvons passer sans encombres. Les signaleurs et leurs panneaux nous laissent passer sans nous contraindre à mettre pied à terre ce qui est bien sympathique. Au fur et à mesure que nous montons, nous commençons à apercevoir les langues des glaciers qui surplombent l’autre versant de la vallée.

Les langues des glaciers dans la montée vers Val d’Isère

A l’occasion d’un pause nous jetons un coup d’œil en arrière et constatons que la météo s’est dégradée sur la vallée de la Tarentaise et nous espérons être épargné par la pluie avant d’arriver à Val d’Isère. Nous continuons la montée au milieu des camions en cherchant vainement une correspondance entre le profil que nous avons et la route que nous empruntons. En arrivant vers le barrage, nous nous apercevons qu’une nouvelle route a été construite depuis, ceci expliquant une partie des erreurs constaté sur le profil.

 

043-La-m--t--o-se-d--grade-sur-Bourg-St-Maurice.jpgLa météo se dégrade derrière nous. Pourvu que cela tienne jusqu’au terme de notre étape

Nous sommes bien montés en altitude et les glaciers sont maintenant plus proches qu’avant. Je prends une dernière photo avant de repartir. Je me retrouve suivi par un camion dans une zone où il est impossible de dépasser. Inutile de vous dire que la présence de ce véhicule est un puissant stimulant pour grimper et rejoindre une zone où il pourra me dépasser. Heureusement, j’ai affaire à un chauffeur prudent qui restera patiemment derrière, attendant une visibilité suffisante pour nous dépasser.

044-Les-glaciers-en-montant-vers-Val-d-Is--re.jpgLes glaciers sont maintenant plus proches

Nous arrivons ensuite en vue du barrage de Tignes, où le visage d’enfant peint dessus, et dont la photo figurait dans de nombreux livres de géographie, est bien passé maintenant. On distingue les principaux traits, mais un touriste ignorant cela ne le remarquerait même pas.

045-Le-barrage-de-Tignes-surplomb---par-les-sommets.jpgLe barrage de Tignes

Nous commençons à longer le lac et à penser à notre arrivée avant de devoir faire face à une mauvaise surprise. Nous avions bien notés sur la carte de nombreux tunnels et paravalanches, mais des travaux ont eu lieu, et nous nous emmanchons dans un tunnel de plusieurs longs hectomètres. Je m’arrête pour allumer ma lumière arrière. La route emprunte un nouveau tracé et emprunte donc cet immense tunnel dont nous ne voyons pas la fin. Finalement, nous en sortons, et en jetant un coup d’œil de l’autre côté du lac, nous constatons que la route vers Tigne est exactement dans la même configuration.

046-Le-lac-et-la-route-vers-Tignes.jpgLa route vers Tignes sur l’autre rive du lac

Nous approchons de la queue du lac et sommes donc près du terme de notre étape. Un dernier tunnel et nous apercevons les premières habitations de la station. Comment les rater, il s’agit d’une immonde barre d’immeuble qui semble parachutée de quelque grande agglomération au milieu de la montagne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Val d’Isère n’est pas une très belle station. Sa traversée en vélo semble interminable, surtout en fin d’étape. De nouveaux travaux nous ralentissent un peu, mais nous rejoignons rapidement Le Fornet, charmant petit village aux maisons de pierre, ce qui n’est pas sans rappeler Bonneval sur Arc, et notre gite.

La galerie photo est ici.

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