Traversée des Pyrénées (3/8) : Laruns - Luz Saint-Sauveur

Publié le par Saturnin

La météo du jour n’est pas plus engageante que celle de la veille, mais nous n’avons pas le choix, il nous faut rouler.

Le profil ne nous laisse pas beaucoup d’échauffement avant d’attaquer les choses sérieuses. Dès la sortie de Laruns, la route monte sérieusement. La traversée des Eaux-Bonnes est particulièrement raide et nous offre une belle rampe puis une descente pour contourner la place du village. La suite n’est pas beaucoup moins dure, il y a quelques bonnes rampes.

Laruns depuis les premières rampes de l’Aubisque

Les nuages arrivent sur Gourette

La montée se continue et nous rapproche du plafond nuageux. Arrivés au niveau de Gourette, nous sommes dans les nuages, et la bruine qui est apparue quelques kilomètres plus bas va nous accompagner jusqu’au sommet. Nous arrivons frigorifiés au sommet et n’avons qu’une hâte, redescendre et retrouver un peu de chaleur, et si possible, un peu de soleil.

Les paysages grandioses du sommet de l’Aubisque

Les paysages sont parait-il grandioses, mais nous n’en verrons rien. Bernard tamponne son BCN-BPF et prend un café chaud. Des cyclos anglais nous demandent comment est la météo sur Laruns et nous donnent des infos sur la météo qui règne sur Argelès-Gazost.

Nous amorçons la descente en direction du col de Soulor, nous avons tous entendu parler de la fameuse corniche du Litor, mais à part la falaise à laquelle la route est accrochée à cet endroit-là, la visibilité n’est pas suffisante pour apercevoir autre chose. Inutile de préciser que la descente dans ce brouillard est très prudente, d’autant plus prudente que la route est particulièrement mauvaise, et que l’humidité aidant, de nombreuses pierres sont sur la route par endroit. Les Pyrénées étant une région sauvage, il faut également compter sur la présence éventuelle de bétail sur la chaussée.

Nous passons le col du Soulor toujours complètement frigorifiés et toujours dans le brouillard. Pas question de s’arrêter, si ce n’est pour une rapide photo, nous n’avons qu’une envie descendre pour retrouver des températures plus clémentes et sortir du brouillard.

La perte d’altitude aidant, nous nous réchauffons petit à petit. Nous trouvons également un endroit où nous arrêter déjeuner. On ne peut pas dire que la température soit estivale, mais nous ne grelotons plus. Le repas nous fait du bien. Il nous donne aussi l’occasion de parler avec des cyclos hollandais qui vont s’élancer dans l’ascension. Ils sont là pour l’étape du Tour cyclosportive.

Nous repartons direction Argelès-Gazost pour trouver un vélociste car Bernard aurait besoin d’une paire de patin de freins. A ce rythme-là, il va arriver à Cerbère avec un vélo neuf. Il faut dire que la météo que nous avons eu depuis le départ a usé nos freins plus que si nous avions réalisé ces 2 derniers jours sous le soleil.

Le soleil n’est toujours pas de la partie quand nous rentrons dans les gorges de Luz, mais le ciel n’est pas menaçant. C’est par cette vingtaine de km de faux plat plus ou moins prononcé que nous terminons cette étape.

Les gorges de Luz

Là encore, le gite n’est pas encore ouvert quand nous arrivons. Nous nous joignons aux nombreux touristes dont beaucoup sont cyclos. En effet, l’étape du tour cyclosportive a lieu dans les jours qui viennent.

La journée va se terminer par une visite de Luz Saint Sauveur, après le nettoyage des vélos qui ont souffert presque plus que nous depuis le départ.

La galerie photo est ici.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article