Route des Grandes Alpes (10/10) : Roquebilière - Menton

Publié le par Saturnin

Aujourd’hui est le dernier jour de notre périple qui nous aura conduit des bords du Léman à la Méditerranée, en 10 jours en environ 700km. Pourtant, se dresse encore devant, un des cols que nous redoutons le plus, celui du Turini. La dénivelé qu’il présente est conséquente (1 100m) et nous sommes quand même marqué par les 9 jours précédent. Malgré un bon entrainement, je sens bien que je n’accélère plus comme au début du séjour quand il s’agit de rejoindre mon père suite à une pause photo.

Suivant les conseils de notre hôte, nous décidons de partir de bonne heure, c'est-à-dire vers 8h, pour éviter les grosses chaleurs qui peuvent régner dans ces contrées méridionales. Au moment du départ, le couple de belge avec qui nous partagions le gite et avec qui nous avons discuté la veille au soir nous salue.

Nous partons ensuite à l’assaut de notre avant-dernier col. Le profil dont nous disposons s’avère faux une nouvelle fois. La montée est en réalité beaucoup plus régulière que ce à quoi nous nous attendions. Là où nous ne sommes pas surpris par contre, c’est en ce qui concerne les virages et les épingles qui jalonnent la montée.

 

134-La-mont--e-du-Turini.jpgLa montée du Turini…

135-La-mont--e-du-Turini-et-ses---pingles.jpg…et ses épingles

La montée se passe finalement beaucoup facilement que ce que nous escomptions, d’autant que la chaleur nous épargne. A l’approche du sommet, nous constatons que les nuages semblent s’amonceler autour du sommet. C’est même la fraicheur qui nous attend au sommet puisqu’il fait seulement 13°C. C’et donc légitimement que nous décidons de nous accorder une boisson chaude dans un des bars / hôtels / restaurants du sommet.

Cela nous donne également un prétexte pour demander à la patronne si elle peut garder nos vélos pendant que nous montons dans la voiture pour une excursion autour du massif de l’Authion. Il s’agit, comme pour hier soir, d’un conseil de notre hôte de Roquebilière. Les paysages y sont parait-il magnifique et l’on a même une vue sur la mer. Hélas, nous ne pourrons confirmer cela, les nuages étant solidement accrochés aux sommets alentours, nous n’aurons de vue que sur ceux-ci.

Nous ré-enfourchons donc nos bicyclettes pour la descente, qui d’après la carte sera encore plus sinueuse que la montée. Le début est particulièrement frais, dans la forêt. La route est plutôt bonne, ce qui rend cette descente agréable. Malheureusement, le revêtement se dégrade rapidement et transforme la descente en véritable calvaire. Au bout de 10 jours, nos épaules et nos cervicales ont un peu perdu de leur souplesse et nous rendent la descente difficilement supportable.

 

136-Il-y-a-aussi-des---pingles-dans-la-descente.jpgC’est une descente sinueuse

137-Il-y-en-a-beaucoup.jpgTrès sinueuse

138-C-est-une-descente-que-l-on-peut-qualifier-de-technique.jpgPlus que ce que l’on peut imaginer

Alors que nous espérions trouver un peu de répit au niveau de Notre Dame de la Ménour, il nous faut déchanter. La qualité de la route se dégrade encore sans que la route ne devienne plus rectiligne

 

139-Ca-tourne-encore-au-niveau-de-Notre-Dame-de-la-M--nour.jpgCa tourne encore au niveau de Notre-Dame de la Ménour

140-Notre-Dame-de-la-M--nour.jpgNotre-Dame de la Ménour

141-Encore-des---pingles.jpgEncore des épingles

142-Ca-n-en-finit-pas.jpgL’impression que ça ne fini jamais

Finalement, nous retrouvons une route plus rectiligne dans la vallée, sans que le revêtement ne s’améliore vraiment. Cela nous soulage quand même les épaules et la nuque de ne plus être crispé sur les freins. Enfin, même si nous n’avons pas réellement apprécié cette descente, il faut reconnaitre qu’elle offre de jolis panoramas, notamment lorsque l’on quitte la forêt du Turini.

Nous voilà ensuite à Sospel où nous nous installons à l’ombre pour notre pique-nique. S’il faisait frais à 1 600m, nous avons retrouvé la chaleur en redescendant dans la vallée. Alors que nous attendons ma mère parti faire les dernières courses pour le pique-nique, nous la voyons revenir avec le couple de belge qui partageait notre gite.

Nous prenons notre temps pour le repas, la suite du parcours étant beaucoup plus tranquille et surtout, majoritairement descendante. Nous repartons alors que les joueurs de boule de la cité arrivent les uns parès les autres pour leur partie quotidienne. Le soleil tape pendant que nous nous lançons sur les pentes du col de Castillon.

C’est certainement le col le moins dur que nous ayons eu à gravir de toute notre traversée. La principale difficulté vient en fait du soleil qui chauffe bien, mais moins que ce que j’avais pu endurer lors du brevet de 600km. Nous avons la chance de ne pas être sur une route trop passante, la route principale empruntant un tunnel passant sous le col.

Le sommet du col est marqué par un tunnel au sortir duquel nous apercevons, enfin, la mer. La suite n’est plus qu’une longue descente vers Menton, but de notre parcours. Mis à part la traversée qui est un peu pénible, après 10 jours sur les routes alpines nous avons perdu l’habitude des villes, c’est sans problème que nous rejoignons notre hôtel.

Le patron de l’hôtel est un ancien cyclotouriste, comptant quand même 1 Paris-Brest-Paris à son palmarès et son hôtel est un repaire de cyclotouriste. Arrivant en même temps que nous, nous discutons avec un diagonaliste en provenance de Dunkerque avec son vélo couché. Nous croiserons aussi un australien parti de Paris avec l’idée de rallier Rome sur son VTT avec pour seul bagage un sac à dos…

 

144-Bon--on-est-arriv----on-fait-quoi-maintenant.jpgNous sommes arrivé, c'est fini...

La galerie photo est ici.

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