Traversée des Pyrénées (1/8) : Hendaye - Larceveaux
Après une journée à traverser la France d’Est en Sud-Ouest, nous voilà arrivés à l’hôtel Santiago à Hendaye. Cet hôtel est un véritable repère de cyclo puisqu’il héberge également 4 cyclos qui viennent de boucler Cerbère-Hendaye et deux baroudeurs qui sont sur le retour d’un Paris-Gibraltar. Les discussions tournent bien évidemment autour du vélo et nous échangeons quelques impressions sur le vélo en Espagne, les diagonales. Bref, de quoi nous mettre en appétit pour le lendemain.
Après le petit déjeuner et la photo prise par le patron de l’hôtel, nous avons droit à une petite séance de mécanique. La roue arrière de Bernard est voilée et il faut y remédier. Un des cyclos de la veille vient à notre rescousse et nous dévoile la roue très rapidement. Mais cela ne suffit pas car la jante présente un plat et il faut la changer rapidement car se lancer dans un tel périple avec un problème de cet ordre serait bien imprudent.
Premier objectif de la journée, trouver un vélociste pour la réparation. Nous nous élançons donc direction Larcevaux, cela sera suffisant pour une première étape. Rapidement nous arrivons face à la mer et la longeons une centaine de mètres, avant de faire demi-tour. La mer se trouvant à notre droite, notre Hendaye-Cerbère aurait été sensiblement plus long si nous avions continué sur notre lancée. Nous repartons donc en laissant la mer à notre gauche.
Nous apercevons la corniche Basque qui se profile devant nous. Nous prenons une photo de la sortie d’Hendaye et continuons sur Cibourre où nous trouverons un vélociste. Nous apercevons déjà la Rhune, le fameux sommet basque.

La plage d’Hendaye et la corniche basque
Bye-bye Hendaye
Le vélociste de Cibourre s’occupe rapidement du vélo de Bernard. Son diagnostic confirme le notre, la jante est fichue. A-t-elle été abimée pendant les différents trajets que le vélo a subi démonté ou s’agit-il d’une conséquence de la chute que Bernard a subie quelques jours plus tôt, nous ne le saurons pas avec certitude, mais la deuxième hypothèse semble la plus vraisemblable. Le temps de la réparation nous discutons avec un icaunais qui a reconnu le maillot des Cyclotouristes Auxerrois que porte mon père.
Bernard repart avec une roue neuve et lesté de l’axe de son ancienne roue. Nous rejoignons ensuite Ascain et la route va imiter la température et le degré d’humidité ambiant et s’élever vers le premier col du périple. Auparavant, Bernard aura fait tamponner un BCN/BPF qui lui manquait.
La Rhune
« Et de un », c’est ce que nous nous disons au sommet du col de Saint-Ignace où les touristes sont déjà nombreux à se presser pour emprunter la crémaillère qui emmène au sommet de la Rhune. Nous redescendons ensuite sur Sarre et restons dans la vallée avant de gravir le col de Pinodiéta qui nous emmènera vers Espelette. Le col n’est pas d’une grande difficulté, mais la chaleur est étouffante et le parcours depuis Hendaye ne présente pas beaucoup de portions de plat.
Nous traversons Espelette, mais la saison n’est pas encore aux piments. Il n’y a guère que sur une façade que nous apercevons quelques piments qui sèchent encore. Nous contournons ensuite le Mont Urzurmu pour rejoindre le deuxième BCN/BPF du jour pour Bernard : Itxassou.
Paysage Basque
Nous continuons la route en remontant la vallée de la Nive grâce à une route qui descend. La topographie tourmentée du pays basque recèle en effet quelques subtilités. Depuis quelques kilomètres, nous sommes sur la route que j’avais empruntée en 2003, lors de ma tentative de traversée des Pyrénées en autonomie avec un collègue.
Nous retrouvons Evelyne et ma mère à Bidarray. Nous squattons une table d’un club de sport d’eau vive pour la pause méridienne. Il faut bien reprendre des forces car si l’étape n’est pas la plus difficile du parcours, elle fait près de 120km.
Après la pause, nous repartons, toujours sur la nationale, mais la circulation n’est pas encore très dense en ce début juillet. La route ondule toujours et le vent tourne, alternant les moments où il nous est défavorable et ceux où il nous aide. Petite pause à Saint-Jean-Pied-de-Port pour admirer la ville. Nous repartons ensuite direction Larceveaux. Arrivé à Saint-Jean-le-Vieux, nous évitons soigneusement la direction de la route des cols qui nous emmènerait vers les fameux chalets d’Iraty et les terribles cols de Burdincuritcheta et de Bagargui.
La route ondule toujours et nous emmène jusque Larceveaux. De là, nous bifurquons en direction du col d’Osquich qui est au programme de demain. Nous arrivons ensuite à Cibits sous un ciel qui s’est considérablement assombri depuis ce matin. Yann et moi décidons d’aller chasser un col que nous avons repéré sur la carte. Après être arrivé dans un cul-de-sac grâce en une route qui n’existe que sur la carte, nous trouvons la bonne route et gravissons le col d’Iphalarlatcé.
Nous rejoignons ensuite les chambres d’hôtes Arantzeta. Très bonne adresse à noter si vous êtes dans les parages. Après une visite d’un musée consacré aux stèles mortuaires basques, nous visitons ensuite la ferme et assistons à la traite des brebis avant de passer à table. Le repas est très bon et copieux, aucune chance de fringale demain !