Un genou à terre
Le nez dans la poussière
Comme un animal qu’on accule
Un genou à terre
Comme un ennemi qui capitule
Ne vous ralliez pas à ma bannière
Je ne demande même pas le match nul
Je crois que je préfère
Que l’on me dise que je suis ridicule
De n’avoir pas su gagner la guerre
Contre tout ce qui nous brûle
Contre tout ce qui nous consume
Dos au mur
Comme l’homme que l’on fusille
Je ne suis pas sûr
De ne pas voir mes idéaux qui vacillent
J’aimerai tant être sûr
Mais nous sommes tous si fragiles
Des Hommes qui se disent purs
Ne sont que de vulgaires géants d’argile
Il n’y a qu’à trouver la fissure
Pour les rendre destructibles
Pour y placer des mines
Publicité