Record presque battu

Publié le par Saturnin

Aujourd’hui, j’ai presque battu un record personnel. En effet, il s’agissait d’une de mes séances de cinéma avec le moins de public dans la salle. Mon record reste toujours établi lors du visionnage de « Reality-show »[1] de Michel Poulette à Béthune, qui devance de peu « Ghost dog – La voie du samouraï » à Saint-Nazaire [2]. Ce matin, nous étions 8 dans la salle pour « J’ai toujours rêvé d’être un gangster », le film de Samuel Benchetrit qui figurait dans la sélection du dernier festival du film grolandais. Je vous laisse imaginer à quelle hauteur stratosphérique se sont portés les chiffres de fréquentation des autres séances évoquées [3].

Dans voilà, dans mon orgie cinématographique actuelle [4], j’ai reporté mon intérêt sur ce film. Certes, il ne rencontrera certainement pas le succès de « Bienvenue chez les ch’tis »[5], ni de « Soyez sympas, rembobinez »[6].

Ici aussi les personnages sont décalés. On y croise un bandit amateur en cavale, une braqueuse contrariée, des kidnappeurs qui débutent, une adolescente suicidaire, des bandits à la retraite qui veulent reprendre du service et un cuisinier que rien n’arrête.

La seule scène de l’enlèvement par Bouli Lanners et son comparse mérite le détour. Oui, Bouli Lanners, l’homme qui se livre au karaoké d’anthologie de « Aaltra » et à la tirade du patron du zoo  dans « Avida ». Il est aussi un des SDF de « Enfermés dehors ». Il est une nouvelle fois excellent. Les autres sont très bons également.

La réalisation en noir et blanc rajoute un petit cachet ancien au film, et permet même un petit clin d’œil avec tout un passage de cinéma muet… On se retrouve dans un puzzle dont les pièces vont se mettre en place au fur et à mesure.



[1] Film visionnaire s’il en est puisque décriant les réality-shows en vogue à l’époque, il a déjà prévu la suite qui sera la télé-réalité. Il sera repris par les américains sous le titre « En direct sur Ed TV ».

 

[2] En même, le cinéma de Saint-Nazaire, au mois de juillet, n’est pas le plus fréquenté qui soit, bien qu’il s’agisse là d’une des rares activités possible pour l’étudiant non motorisé que j’étais à l’époque.

 

[3] Lors du visionnage de « Ghost dog – La voie du samouraï », deux jeunes spectateurs vraisemblablement attirés par le titre et déchantant en constatant qu’il ne s’agissait pas du film d’art martiaux espéré, ont quitté la salle.

 

[4] En 1 mois, j’ai du voir plus de film que sur l’ensemble de l’année dernière.

[5] Au demeurant très bon, même si certains gags sont un peu téléphonés, j’y ai passé un agréable moment et cela m’a rappelé mes deux années d’études dans le Nord. L’attachement de Dany Boon a sa région à quelque chose de touchant et de frais.

 

[6] Le dernier Michel Gondry, lui aussi rafraichissant dans sa relecture des succès du cinéma par deux gentils illuminés qui se voient obligés de rejouer eux-mêmes ces différents films.

 

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Publié dans Confiture

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