Dans un peu plus de 48h

Publié le par Saturnin

Dans un peu plus de 48h, ce sera le grand jour. Je ne parle pas des Jeux Olympiques où la Chine va rafler toutes les médailles des épreuves d'entrave à la liberté (expression, opinion, presse...), à moins que la France de dépêche sur place un espoir de médaille inattendu, Philippe Val. Non, je parle ici de mon départ pour le Canada.

Première fois que je quitte l'Europe (quoique je sois déjà allé en Angleterre) et que je vais prendre l'avion aussi longtemps. J'espère avoir du beau temps, déjà parce que je n'aime pas les turbulences, ensuite parce que j'aimerai profiter de la vue sur le Groenland pendant le vol.

Je vais passer quinze jours là-bas auprès d'un ami précieux. On s'appelle mutuellement Georges en référence à une bande dessinée dont nous sommes tous les deux amateurs, "Le combat ordinaire" de Manu Larcenet. Un ami qui me supporte quand j'élabore mes théories les plus fumeuses, quand je pousse des coups de gueule (c'est à dire au moins une fois par jour) contre mes clients, mes chefs, bref, à peu près la terre entière[1] (du coup, j'en abuse profite), qui supporte que je lui pourrisse son disque dur en lui envoyant des chansons aux antipodes de ce qu’il écoute habituellement et qui les écoute quand même, qui accepte de partager une bouteille de vin de paille accompagnée de foie gras pour fêter son 1er marathon et mon Paris-Brest-Paris.

Dans l’autre sens, je supporte aussi quand il me demande de ramener l’équivalent en poids de mes propres bagages parce qu’il n’a plus de place dans ses bagages quand il rentre au Canada ou quand il essaye régulièrement de me convaincre de monter une boite ensemble[2].

Quinze jours loin des soucis du quotidien. Mon passeport est prêt, mon iPod chargé à bloc pour affronter 14h de vol, mes valises aussi[3]. J’espère juste réussir à rentrer au Canada malgré la présence d’un saucisson sec dans mes bagages.



[1] L’absence de preuve de vie extra-terrestre m’oblige à me limiter à la Terre.

[2] Comme il me dit que j’ai un problème avec l’autorité à chaque fois que je râle contre une quelconque forme d’autorité qui s’exerce à mon encontre, je lui réponds qu’à être mon propre chef, j’ai peur de me fâcher avec moi-même. En plus, moi je m’en fous d’avoir ma propre boite, ce que je veux faire, c’est soit rock-star, soit cyclotouriste professionnel.

[3] Ceci est un mensonge éhonté destiné à me donner bonne conscience, je n’ai encore rien préparé de mes bagages.

 

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Y
Bonne Vacances , et vive les Canadiennes :)
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S
<br /> Merci !<br /> Au strict sens du terme, les canadiennes sont américaines....<br /> <br /> <br />
Y
J'en ai les larmes aux oeils !A bientot ! D'ailleurs a tout de suite sur msn
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S
<br /> Ca tombe bien, il faut que je râle contre Ikea Home Planner qui ne veut pas que je place les meubles comme bon me semble....<br /> <br /> <br />