Paris-Brest-Paris : Avant le départ

Publié le par Saturnin

Nous nous retrouvons donc le lendemain en milieu d’après-midi à proximité du gymnase. Nous chargeons la voiture d’assistance conduite par Jean-Jacques et Rodolphe. La voiture est chargée à ras-bord avec nos réserves de nourriture, de boisson, nos trousses à pharmacie en cas de petit bobos et nos vêtements de rechange. En expérimenté de Paris-Brest-Paris, Jean-Jacques a préparé des sacs avec nos prénoms dessus pour que nous mettions ce dont nous avons besoin au contrôle suivant. 

Pendant que nous nous préparons, Jean-Philippe et Isabelle Battu s’arrêtent pour nous saluer. Nous avons roulé avec eux sur quelques brevets et les avons croisés à différentes occasions (BRA entre autre). Ils partent plus tôt que nous car ils sont en tandem.

Chacun se prépare à sa manière. Christophe est impressionnant de calme, il s’est isolé le long du mur et son esprit semble déjà sur la route entre Paris et Brest. Chrystel est à la limite de l’hyperactivité. Contraste flagrant.

La météo est au beau fixe, et nous espérons que cela va durer le plus longtemps possible. La température n’est pas exceptionnelle, mais suffisante pour que nous n’ayons pas froid en faisant la queue pour aller manger. Dans cette file d’attente, nous retrouvons des gens de l’ASPTT, notamment l’un des vétérans aperçu sur le brevet de 600km. A 73 ans, il part pour son 8ème Paris-Brest-Paris avec pour seule ambition de finir.

Alors que nous sommes dans le self, nous retrouvons les Battu, nous apercevons également Jean-Louis Borrac de l’ASPTT. Lui non plus n’en est pas à sa première participation. Le repas fini, après un passage aux toilettes, nous récupérons les vélos et nous mettons en route pour le contrôle technique.

Sur le stade attenant au gymnase, c’est l’affluence. Les participants se répartissent sur toute la piste pour rejoindre l’autre extrémité, là où se tient la tente de contrôle qui nous donnera notre heure de départ. Afin de gagner du temps, des organisateurs passent parmi nous afin de vérifier que nos vélos sont bien équipés de l’éclairage obligatoire.

Le stress aidant, le temps que nous parcourions toute la piste au rythme des discussions avec nos voisins dans la file d’attente, il nous faut repasser par les toilettes. Finalement, nous voilà prêt à rejoindre la ligne de départ pour notre départ à 22h10. Pas question de partir au sprint comme les véloces qui doivent parcourir la distance en moins de 80h et dont les plus rapides seront même sous les 50h.

Nous nous sommes équipés de nos vestes de pluie en prévision de la nuit et des nuages gris qui se sont rapprochés de l’agglomération. On essaye de se détendre comme on peut, mais le départ par peloton de 600 nous stresse.

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Publié dans Paris-Brest-Paris

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