Paris-Brest-Paris : Villaines-la-Juhel – Fougères
Pluie ou pas, de toutes manières, il nous faut repartir. Nous sommes certes marqués par les 200 km parcouru pendant la nuit, mais la forme du groupe est toujours bonne. Nous voilà parti pour presque 90km de pluie jusqu’au déjeuner.
C’est sur ce tronçon que nous allons rencontre Jean-Michel Maréchal, un ami de Marie Magnat. Chrystel croyant reconnaitre quelqu’un de Dreux avec qui elle a discuté engage la conversation. Et c’est donc par hasard que nous l’avons rencontré. Ce tronçon sera l’occasion de nombreuses rencontres.
Nous roulons ainsi pendant plusieurs kilomètres avec un groupe de cyclos de Loudéac. Ils connaissent bien ces routes car ils les ont parcourues lors des brevets qualificatifs. Ils nous confirment que le vent, sans être très violent ne nous est pas favorable du tout. Etant plus rapide que nous, ils fileront devant et nous les reverrons plus avant le contrôle de Loudéac ou nous nous saluerons.
Je dois dire qu’en dehors de ces rencontres et de la pluie, je ne garde pas beaucoup de souvenirs de ce tronçon. Avec le jour, et malgré la pluie, les gens refont leur apparition sur les bords de la route et nous encouragent à notre passage. Je leur demande si je peux leur emprunter leur parapluie en promettant de le rendre au retour, mais sans succès. Il y a également les photographes officiels de l’épreuve qui sont là, je demande une retouche de manière à avoir du soleil sur mes photos. Pendant quelques instants, je roule avec un cyclo qui se retrouve seul avec un moral vacillant après avoir perdu son compagnon de route qui n'arrivait pas à suivre le rythme.
Et c’est toujours sous la pluie que nous arrivons à Fougères où nous allons prendre notre déjeuner. Je n’ai pas suivi exactement le plan de route, mais il me semble bien que nous sommes en retard. Nous sommes contents de pouvoir nous restaurer enfin. Notre dernier vrai repas remonte à plus de 15 heures en arrière. Les assiettes son abondantes et chacun trouve un plat lui faisant envie. Nous redoutions les files d’attente pour les repas, mais finalement ce n’est pas le cas, et nous pouvons manger relativement rapidement.
Au moment de repartir je croise un des CTA et je discute avec lui quelques instants. Au moment de repartir, il y a un petit échange en peu vif entre Yann et Chrystel à propos de l’arrêt de Mortagne cette nuit. Et Jean-Jacques nous a passé une gentille ronflante concernant les temps de nos pauses. C’est donc dans une ambiance un peu tendue que nous repartons, sous la pluie me semble-t-il...
CTA : Cyclotouristes Auxerrois, il s’agit de mon premier club cyclotouriste, club dont fait toujours parti mon père. C’est par eux que j’ai entendu parler de Paris-Brest-Paris pour la première fois, il y a plus de 15 ans.