Le col de la Lombarde
La veille au soir, au gite, j’ai appris que la neige contrariait beaucoup de projets. Les marcheurs belges qui sont là ont eu recours aux crampons à plusieurs reprises et les vététistes allemands ont vécu une journée de galère avec plus de 2 heures pour traverser certains névés en altitude.
Le lendemain, je me propose d’attendre les vététistes qui prennent la direction d’Isola, mais ils ne sont pas encore prêt et me disent de ne pas les attendre. La route descend jusqu’à Isola que je rejoins en empruntant une superbe piste cyclable.
Fini la rigolade, mais cette fois, je devrais pouvoir aller en haut !
Me voilà donc parti pour cette ascension. La route présente beaucoup moins de charme qu’hier, même si le torrent est plutôt agréable à longer. On sent que la route mène à une station, c’est une route large et son tracé a du être modifié récemment pour éviter les couloirs d’avalanche qui devaient la couper. Heureusement, on profite par moment de beaux panoramas.
Les sommets dans la montée
La vallée que l’on longe devient de plus en plus encaissée et il y a parfois des épingles assez serrées pour franchir des seuils.
C’est parfois raide
La vallée s’élargit ensuite et la pente s’adoucit. On se rapproche de la station et je vois, de l’autre côté d’Isola 200, une trace très nette dans la montagne que je prends pour la route du col. Si tel est le cas, je vais longer des névés encore aujourd’hui…
La route du col à flanc de montagne
Finalement, ce que j’ai pris pour la route du col est une piste, la route évite la station pour grimper rapidement en direction de la frontière italienne.
Cascade dans Isola 2000
Les ravages des pistes de ski sur l'autre versant
A la sortie de la station, la route se rétrécit et la pente s’accentue. Le revêtement reste bon, il doit dater de l’an passé puisque le Tour de France est redescendu par là avant de gravir la Bonette.
On sort de la station sur une route en forte pente
A l’approche du sommet, on remarque encore des blockhaus. Le paysage devient plus sauvage et le versant italien doit être bien plus joli que le versant français, ce que me confirme le couple de Ligérien rencontré au sommet. Ils sont en itinérant pour faire un Menton-Thonon par les chemins de traverse. Evidemment, on discute grand cols alpins avant de repartir chacun de notre côté.
Les blockhaus à l’approche du sommet
Le sommet et la vue sur le versant Italien
La descente est assez rapide, mais impose de bons freins pour le franchissement des épingles assez nombreuses au niveau des ponts qui franchissent régulièrement le torrent.
Le torrent à la descente
Je mange ensuite devant l’église d’Isola puis rejoint Saint-Etienne de Tinée par la piste cyclable.
Une vraie piste cyclable !