Un avant B.R.A.
Alain n’ayant pas roulé depuis un petit moment, il nous propose de partir tôt de pique-niquer à Vizille et d’aller rouler pour vérifier que nous savons toujours le faire. Yann et moi acceptons, les autres participants, Pierre et Bruno, arriverons plus tard.
Nous arrivons donc à Vizille sous un ciel qui n’a pas l’air décidé à laisser passer le soleil et prenons notre pique-nique dans la voiture sous une pluie battante. Nous avons auparavant récupéré nos inscriptions. Finalement, Alain réussi à nous persuader de rouler un peu une fois que la météo s’est améliorée (il ne pleut plus).
Je me rappelle avoir discuté avec Michel la semaine passée et qu’il m’a parlé du col Luitel pour monter à Chamrousse. Ce sera donc notre destination du jour. Nous nous équipons et nous voilà parti.
Le début du parcours n’est pass très intéressant puisque nous suivons la vallée qui est très passante, mais arrivée à Séchilienne nous la quittons pour nous lancer dans la montée. La météo se veut maintenant moins menaçante sans pour autant être ensoleillée.
La pente contribue à nous réchauffer rapidement car elle flirte allègrement avec les 10%. Nous nous arrêtons tour à tour pour retirer nos vestes qui sont devenues superflues. Nous regardons la pente au-dessus de nous, difficile de deviner par où passe la route et où se situe le col.
La route est étroite et la pente n’offre pas de répit. Et une nouvelle surprise désagréable va augmenter la difficulté de la montée : les gravillons. Une épaisse couche de cette calamité recouvre la majorité de la route. Nous nous déplaçons donc parfois au jugé sur la route essayant de viser les zones ou l’épaisseur semble moindre, mais nous nous offrons parfois quelques belles séances de patinage.
C’est ainsi que je manque de tomber. Alors que je me mets en danseuse pour me relancer (doucement, notre allure est on ne peut plus raisonnable) que ma roue arrière patine et que je dois déchausser en catastrophe. J’en suis quitte pour une petite frayeur et un genou écorché après qu’il ait frappé mon guidon.
Finalement, nous arrivons au sommet du col. En réalité le col est marqué au niveau du lac, mais la montée s’arrête quelques hectomètres plus tôt. Nous avions d’ailleurs convenu lors de notre pause au sommet que cela nous suffirait pour aujourd’hui et que nous ne monterions pas jusque Chamrousse.
Nous redescendons donc direction Uriage-les-Bains puis Vizille sous une météo bien plus clémente que lors de notre départ. Nous retrouvons Bruno qui vient d’arriver et allons prendre possessions de nos chambres respectives. Nous en profitons pour nous doucher avant de retourner au gymnase ou Pierre ne devrait pas tarder à arriver.
Sur le chemin du gymnase, nous croisons un copain de l’ASCEM avec qui j’avais roulé sur le 200km de l’ASPTT. Sur le moment, il a une petite hésitation avant de me reconnaitre. C’est vrai que d’habitude, nous nous voyons avec les casques et les lunettes, pas toujours évident de reconnaitre les cyclos sans leur accoutrement.
C’est alors que nous sommes en train d’admirer les vélos en exposition que nous sommes interpellés par Jean-Paul et sa femme. Ce sont deux copains du Perréon qui étaient du voyage en Italie avec nous. Ils prévoient également de partir à 3h00 du matin et nous informent que Jeannot sera là également.
Nous retrouvons ensuite Pierre et cherchons un endroit où nous restaurer. Pierre, bien qu’ayant réservé le repas avec l’organisation, il était le seul ATSCAFien au moment où il s’est inscrit, se joint à nous.
Les plus affamés ne se contentent pas d’un plat de pâtes et vont se partager une pizza à deux en supplément. Ensuite, nous partons nous coucher pour un réveil matinal le lendemain.