Repérage Viron des Gônes

Publié le par Saturnin

9h 30 à Chatillon sur Azergues, 5 personnes de l’ASCUL et 8 ATSCFAFiens (Alain, Anass, Christophe, Michel, Yann, Bernard, Raymond et moi) sommes là pour le repérage du parcours de 110km du Viron des Gones. Les plus courageux sont venus de Lyon en vélo. Avant le départ et après avoir réparé ma roue arrière qui avait lâchement profité de fait que je n’ai pas roulé depuis 2 semaines pour crever, je distribue les plans tirés par Philippe et récupérés la veille au concert des Tetedezof.

Nous voilà parti par la nationale jusqu’à Pont de Dorieux où nous bifurquons à droite pour remonter sur Fleurieux. Michel file devant se dégourdir les jambes. La météo est bien plus agréable que lors de nos précédents repérages (froid ou ciel couvert). Les cyclos roulants en longs se disent qu’ils risquent d’avoir chaud dans les montées, montées qui ne manquent pas sur le parcours.

Passé Fleurieux nous dominons le couvent de le Tourette que nous apercevons à travers les murs effondrés par endroit. Nous passons Sourcieux où nous nous regroupons puis redescendons direction Sain-Bel en passant par Saint-Pierre La Palud. De là, nous nous engageons dans la vallée de la Brévenne avant de bifurquer direction Bibost.

Au pied le côte, nous faisons une pause pour permettre à chacun de se débarrasser des épaisseurs de vêtements superflues pour les montées. Chacun repart quand il est prêt pour monter à son rythme. Yann et moi sommes les derniers à repartir, juste après qu’un cyclo soit passé. Je force un peu pour le rejoindre et nous engageons la discussion. J’en profite pour faire la promotion du Viron des Gones.

Alors que nous approchons de Bibost, nous allons rejoindre 2 personnes de l’ASCUL quand l’une d’elle tombe et se fait mal au genou. N’ayant pas pu déchausser pour se rattraper, c’est son genou qui a tapé le sol en premier. Pendant que Yann et Charlie portent la malheureuse sur le bas-côté, je me poste à l’entrée de la courbe pour faire signe au voitures de ralentir.

Pendant que nous attendons les pompiers nous investiguons sur les causes possible de la chute. Il est possible que ce soit un défaut de serrage de la roue arrière qui soit la cause de la chute car celle-ci était défaite quand nous avons mis le vélo sur le bas-côté. Comme nous sommes juste devant une maison, nous sonnons pour leur demander de garder le vélo. Une personne de l’ASCUL rebrousse chemin pour aller chercher sa voiture et venir récupérer le vélo.

Pendant ce temps, les pompiers ont pris en charge la blessée. Apparemment, plus de peur que de mal, juste un gros coup, mais passage obligatoire à l’hôpital pour examen. Nous repartons quand au bout quelques hectomètres, Agnès s’aperçoit qu’elle a laissé ses clefs de voiture dans le sac de la personne qui est repartie en ambulance. Charly redescend voir si les pompiers sont encore là, mais ils sont déjà repartis.

Nous continuons notre ascencion pour traverser Saint-Julien sur Bibost d’où nous apercevons Montrottier où nous allons nous arrêter manger. L’itinéraire pour rejoindre le village n’est pas le plus directe puisque nous passons par Brullioles où nous regroupons à nouveau. A quelques kilomètres de Montrottier, je m’aperçois que ma roue avant est bien dégonflée. Je m’arrête avec Alain et Christophe pour réparer ma deuxième crevaison de la journée. Le reste du groupe continue pour nous attendre à Montrottier.

Nous les rejoignons quelques minutes plus tard dans un bar où ils ont sorti le casse-croute et commandé des boissons. Le ravitaillement nous fait du bien car l’heure est déjà bien avancée et le petit-déjeuner est bien loin, notamment pour les courageux qui ont rejoints Chatillon en vélo.

Une fois les sandwiches avalés et les verres vidés, nous nous offrons une escapade touristique dans Montrottier pour voir quel serait le meilleur endroit le ravitaillement. Après une petite boucle autour le l’église, nous repartons pour rejoindre le col de la Croix de Mazieux (FR-69-0686) et profiter d’un nouveau panorama sur Montrottier.

Passé le Les Auberges, nous profitons d’une longue descente en direction de Chambost-Longessaigne. Arrivé là, nous bifurcons pour quitter la route principale rejoignant Panissière. La montée qui vient n’enchante pas tout le monde, mais il nous faut bien rentrer. Et le fait de voir que nous sommes sur la route de Tarare, nom familier, remonte le moral des plus fatigués.

Arrivé à la Croix de Signy, nous faisons une pause pour nous regrouper. Michel veut couper pour rentrer plus rapidement, mais Bernard lui indique que ce n’est pas forcément plus rapide que s’il suivait le parcours avec nous, malgré le col à venir. Normalement, arrivé à Violay, la montée est terminée, nous n’aurons plus qu’à nous laisser glisser en direction de Pontcharra sur Turdine.

A Violay, nous nous regroupons une nouvelle fois, et discutons des possibilités pour placer le ravitaillement. Le col de la Croix Casard (FR-42-0865) est à la sortie du village et nous marquons une nouvelle pause. Et là, surprise, alors que nous nous attendions à nous laisser glisser dans la descente, ce n’est pas le cas. Nous empruntons une toute petite route partant du col et qui commence par un petit raidard. Heureusement, il n’est pas bien long et nous sommes rapidement dans la descente.

Bernard nous incite à la prudence car nous devons emprunter une petite route qui partira à notre droite. Mais la tentation est grande de se laisser entrainer sur cette belle route et les premiers filent tout droit à l’intersection. Certainement l’envie de rallonger un peu le parcours.

Ils ont raté une magnifique petite route qui nous ramène sur Saint-Forgeux où nous essayons de les appeler. Raymond nous annonce que Christophe est remonté pour nous rejoindre et que les autres ont continué jusqu’en bas. Nous convenons de nous retrouver entre Pontcharra et Sarcey.

Alors que nous cherchons comment éviter la nationale dans Pontcharra, nous voyons arriver Christophe. A l’entrée des Olmes, le groupe qui a filé tout droit dans la descente arrive en même temps que nous. Nous voilà donc regroupés pour les derniers kilomètres qui semblent bien longs à certains, usés par les pas loin de 2000m de dénivelée positive (négative aussi, forcément) qui jalonnent le parcours.

A l’entrée de Sarcey, Alain et Anass qui sont venus de Lyon en vélo partent devant pour rentrer avant la nuit. Nous passons la cave de Bully et nous laissons descendre sur Chatillon d’Azergues, dominé par son château. Sur le parking, la malheureuse blessée de ce matin nous attend. Plus de peur que de mal, ce n’est bien qu’un gros choc. Certes, une attelle, c’est gênant, mais cela aurait pu être une fracture.



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Publié dans Cyclotourisme

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