Partager l'article ! Le col de la Moutière: A peine remis de mes 4 jours à l’Ardéchoise, me voilà à Saint-Etienne de Tinée, au pied de 3 des cols routiers fra ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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A peine remis de mes 4 jours à l’Ardéchoise, me voilà à Saint-Etienne de Tinée, au pied de 3 des cols routiers français à plus de 2000m qui manquent à mon tableau de chasse. Aujourd’hui, le programme que je me suis concocté prévoit le col de la Moutières. Une route qui se transforme en piste au sommet du col et bascule soit vers Bayasse et la vallée du Bachelard sur la route du col de la Cayolle, soit vers la route de la Bonette qu’elle rejoint un peu en aval du col de Restefond.
Je quitte donc Saint-Etienne de Tinée en direction du Nord sur une route qui grimpe assez rapidement pour ensuite bifurquer direction Saint-Dalmas le Selvage.
Aujourd’hui, je prends à
gauche
La route de Saint-Dalmas le
Selvage
Sur la route de Saint-Dalmas le
Selvage
A l’arrivée dans Saint-Dalmas, je suis surpris de voire un panneau de direction Jausiers / Barcelonnette car pour moi, il y a quand même quelques kilomètres de piste. Par contre, malgré ce panneau directionnel à l’entrée du village, j’ai un doute sur la route à prendre. Je devine la route de l’autre côté du pont, mais, elle ne va pas dans la direction que je supposais. Je rebrousse donc chemin pour demander des précisions à l’office du tourisme.
En fait, ce que je prenais pour la route n’est qu’une piste, la route bifurque très rapidement et n’est pas visible. Par contre, j’apprends une nouvelle qui ne me réjouit pas et pourrait mettre à mal mon projet. En effet, on m’indique que la route est encore barrée par la neige. Avant de rejoindre la vallée de la Tinée, j’avais appelé l’office du tourisme pour m’assurer que la route de la Bonette était ouverte. Comme c’est la plus haute route d’Europe, j’avais supposé que toutes les routes étaient ouvertes, ce qui n’est manifestement pas le cas. Tant pis, je suis venu pour grimper, je me lance donc dans cette ascension.
La route n’est pas très bonne : gravillons, feuilles puis épines de mélèzes, pommes de pins, branches jonchent cette route étroite assez typique des alpes du Sud. Ca grimpe relativement fort et je rejoins assez vite le refuge de Sestrière qui marque la fin de la forêt et le début des alpages. Un troupeau de moutons est là, les bergers m’ont dépassé en voiture peu avant et me saluent quand je passe à leur hauteur.
Le plateau de Sestrière
Une fois sorti de la forêt, on aperçoit désormais clairement la cime de la Bonette qui surplombe la route, plusieurs centaines de mètres plus haut. C’est de là-haut que j’ai découvert pour la première fois le col de la Moutière, avant de regarder sur la carte ce qu’était cette route que j’avais aperçu plus bas.
La cime de la Bonette, 800m plus
haut
Je continue mon ascension sans voir particulièrement de neige aux alentours, j’ai donc bon espoir de pouvoir rallier le sommet sans rencontrer les névés promis par le syndicat d’initiative. Hélas, au détour d’une épingle, une plaque de neige me barre la route.
Le premier névé
Le passage n’est pas trop escarpé et le névé s’arrête au bord de la route. Il n’y a guère plus de 2m à passer sur le bas côté, en portant le vélo, ça doit passer.
Je jette un dernier coup d’œil en
arrière en attendant de me décider
Finalement, je suis
passé
Après une petite séance de portage, j’ai franchi ce névé et repart avec un bon espoir d’arriver au sommet sans encombre maintenant que j’ai franchi le névé que l’on m’avait promis. Malheureusement, un deuxième névé barre à nouveau la route un peu plus haut. Le passage est cette fois plus scabreux.
Le deuxième névé
Cette fois-ci, je ne passerai pas. Je pense qu’il aurait fallu que nous soyons 2 ou 3 pour nous poster de chaque côté et nous faire passer les vélos. Tout seul, ça me semblait trop risqué. Je rebrousse donc chemin, mais je n’ai pas perdu tout espoir de rajouter ce col à ma liste. Je dois faire la Bonette 2 jours plus tard et si la piste n’est pas enneigée, je rejoindrai le col, quitte à porter le vélo pendant 1h !
Le sommet ne devait pas être très
loin…
La descente me donne l’occasion d’admirer les paysages auxquels j’ai tourné le dos pendant la montée tels que le Mont Ténibre, un des 3000m du parc du Mercantour.
Torrent vers le plateau de
Sestrière
Le Mont Ténibre au
loin
Le Mont Ténibre
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