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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 18:53

La veille au soir, après un enchainement pâtes / pizza destiné à nous mettre à l’abri de toute défaillance aujourd’hui, nous avions demandé la route du Colle delle Finestre à nos hôtes. C’est très simple, et malgré nos rudiments d’italiens, leurs bases en français nous permettent de nous comprendre. Nous n’avons pas de problèmes à trouver la route.

Très rapidement nous grimpons au-dessus de la vallée sur une route en forêt où les épingles s’enchainent. Pour passer le temps, Michel chante. Après une adaptation de « L’homme à la moto » interprétée par Edith Piaf, devenu « L’homme au vélo » la veille, c’est « Dieu fumeur de havane » de Serge Gainsbourg qui aujourd'hui devient « Je suis un mangeur de bananes ».

Quelques voitures nous dépassent sur cette route, mais nous sommes globalement très tranquilles jusque là. La circulation va s’intensifier passé le début du chemin. En effet, arrivé à une ferme et à un monument, la route se termine, et quelques voitures sont stationnés là et semblent vouloir monter plus haut. Profitant qu’elles soient encore arrêtées, nous passons.

Le rendement change d’un coup, on se met à patiner un peu sur cette piste en poussière fine, le temps de trouver le braquet qui va nous permettre d’avancer correctement. Nous sommes également à découvert, le début de la piste marquant également la fin de la forêt. Nous dépassons des motos qui marquent une pause le long du chemin, elles se vengent peu après en nous rattrapant et nous noyant dans un nuage de poussière.

A notre tour, nous marquons une pause pour nous ravitailler, cela fait maintenant plusieurs heures que nous roulons et il est temps de refaire le plein pour éviter les mauvaises surprises. Nous sommes au milieu des alpages et essayons de deviner où se situe le col. Mais les nuages qui se sont accrochés sur les sommets nous en empêchent. Nous voyons quelques fermes et bergeries, mais rien d’autre.

Nous allons ensuite rentrer dans les nuages en même temps que nous sommes rejoints par bon nombre de voitures. Cela nous semble inexplicable que tant de voitures empruntent cette piste. Nous avons l’explication quelques hectomètres plus loin. Il y a une fête de village qui est organisé là. Des tentes sont disposées et les gens sont tout occupés à préparer le repas. Si les nuages ne se lèvent pas, le repas risque d’être pris au frais, car à 2000m, la température est fraiche en l’absence de soleil.

P1020359Michel émerge du brouillard

L’altimètre de Michel indique que nous devons plus être bien loin du sommet. Effectivement, nous distinguons les sommets alors que les nuages laissent apparaitre un ciel bleu qui ne nous quittera plus jusqu’à notre retour à Susa. D’autres cyclos nous ont rejoints et dépassés, le plus véloce d’entre eux était même sur un vélo de route équipé de pneus classiques. En voilà un qui n’a pas peur des crevaisons.

P1020360Le fort à l'approche du sommet

Un dernier coup de collier et nous aurons gravi le premier des 10 cols que nous franchirons aujourd’hui, le Colle delle  Finestre.

P1020361Michel en vue du sommet

Arrivés au sommet, nous nous restaurons rapidement devant la plaque en l’honneur de Di Luca, vainqueur de l’étape du Giro qui passait là en 2005, par la route que nous avons gravis. Par contre, ils redescendaient directement dans la vallée pour rejoindre Sestriere alors que nous allons rester sur les crêtes.

Mais avant de rester sur les crêtes, il va falloir y remonter car la route redescend jusqu’au Pian dell’Alpe. C’est là que nous quittons la route pour retrouver la piste. C’est par là qu’ont lieu les travaux qui font que la route est barrée en semaine. Mais comme nous sommes en week-end, nous passons sans encombre. A peine marquons-nous une pause pour jeter un œil sur la vallée de Sestriere qui est en dessous de nous.

P1020362La vallée de Sestriere en bas

P1020363Sestriere au loin

Nous voilà parti pour une longue ascension, nous sommes redescendus à moins de 2000m et il nous faut ensuite rejoindre le Colle dell’Assietta qui culmine à près de 2500m. La montée se fait tranquillement au rythme des motos qui nous dépassent et des cyclos qui sont plus à l’aise que nous sur leurs VTT tout suspendu.

P1020364La route accrochée à la montagne

Le temps est maintenu venu de marquer la pause méridienne. Nous posons nos vélos et nous asseyons de la manière la plus confortable possible au bord de la piste. Le pain, la charcuterie et les biscuits nous permettent de reprendre des forces avant la belle montée que nous voyons devant nous qui passe un éperon rocheux. Nous avons le loisir d’examiner le parcours en observant les cyclos et motards qui passent pendant que nous nous restaurons.

Michel craignait que nous ne mettions plus de temps que ça à franchir ces épingles et cet éperon rocheux qui nous masquaient le Colle Dell’Assietta. Finalement, nous l’avons devant nous.

P1020365La Testa Dell'Assietta droit devant

Quelques instants plus tard, nous voilà au col où nous marquons une pause. Certains des vététistes que nous avons vus passé pendant notre repas sont là, prêts à repartir.

P1020366Le Colle dell'Assietta

P1020367La Testa dell'Assietta

Des 4x4 nous dépassent, mais ce sont presque les derniers que nous rencontrons. Ils s’arrêtent d’ailleurs peu après nous avoir dépassés au refuge de l’Assietta que nous laissons à notre gauche. Les VTT qui étaient avec nous au sommet du col sont maintenant devant, on voit que ce sont des habitués du VTT, ce qui est loin d’être notre cas.

Passé le col, la route ne redescend pas comme il me semblait. Le col suivant, Colle Lauson, culmine à 2497m, et la route monte à près de 2550 avant que nous ne redescendions pour le franchir. Avant ça, nous aurons pris une petite photo près d’une congère restante.

P1020368Encore un peu de neige

Une fois le Colle Lauson franchi, une belle descente nous attend pour rejoindre le Colle Blegier qui est près de 100m plus bas. Pas question de faire des records de vitesse, nous sommes en VTT sur un chemin pas toujours très bon, même s’il ne présente pas de difficulté technique particulière.

P1020369Un col de plus

Passé ce col, la piste continue à descendre, ce qui n’est pas forcément de bon augure pour la suite car il nous reste encore quelques cols relativement hauts à franchir.

P1020370Ca continue à descendre

En effet, quand cela remonte la fatigue commence à se faire sentir. C’est un vrai morceau de bravoure qui nous attend. Ce n’est pas spécialement long, mais la pente est rude. Les vélos louvoient, non pas pour atténuer la pente mais parce qu’à notre allure on ne maitrise plus très bien la direction. Jusqu’au moment où la roue avant se plante dans une ornière nous obligeant à déchausser. Rage de n’avoir pu l’éviter et de mettre pied à terre pour la première fois que la journée, mais en même temps soulagement car ça tirait vraiment dans les jambes.

P1020371-copie-1La piste suspendue dans le vide

Une fois la difficulté passée, une nouvelle descente s’offre à nous pour aller cueillir le Colle de Costa Piana et le Colle Bourget.

P1020372Ca se passe de légende

La piste remonte ensuite doucement jusqu’aux derniers cols du parcours, le Colle Basset et le Colleto Costa Terceira ou nous marquons une dernière pause. Un conducteur de 4x4 est là, fumant son cigare et discute avec Michel pendant que je fais un petit film panoramique.

 

Un petit panoramique avant la descente

La suite n’est qu’une longue descente vers Sestriere où nous nous arrêtons boire un Coca pour fêter notre route des crêtes. Nous aurions bu un grand vin, nous aurions pu considérer cela comme un dernier goût de paradis avant de retrouver la route.

La descente jusque Cesana Torinese nous permet de nous réhabituer au bitume et à la présence de voiture. Après plusieurs heures au grand air, c’est dans les fumées d’échappement que nous rallions Susa par la nationale.

Nous rejoignons notre B&B puisque fort gentiment les propriétaires nous avaient proposé de laisser notre voiture. Pendant que nous chargeons, nous discutons avec le propriétaire. Son avis de loueur de motos et de quads n’est pas le même que le notre sur l’accès à cette route des crêtes. C’est sûr que les motos et quads dégradent la piste, notamment dans les épingles, mais si j’étais motard il est probable que j’éprouve du plaisir à me promener sur ces pistes.

Nous rejoignons ensuite Bardonecchia où nous attends notre hôtel. Il porte le nom du col que nous avons inscrit à notre programme du lendemain : le Sommeiller. Après avoir tourné en rond pour réussir à le trouver, nous profitons de la douche pour nous débarrasser de la poussière qui nous collait aux jambes. Nous avons juste le temps de passer à l’office du tourisme pour consulter la carte et localiser plus précisément notre but du lendemain.

La galerie photo est ici.

Pour les amateurs, j'avais prévu de mettre le parcours et le profil tiré d'OpenRunner, mais Over-Blog refuse obstinément que je les insére et me supprime ça sans me prévenir, voici donc un simple lien qui vous permettra de consulter ça. Avec les vidéos supprimés et les difficultés à centrer certains éléments (vidéo ou lecteur deezer, la plate-forme est parfois peu pratique, il faut que je réfléchisse à une éventuelle solution de repli).

Publié dans : Cyclotourisme - Par Saturnin - Ecrire un commentaire
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 20:47

Une étape promise aux baroudeurs qui tient ses promesses à ce niveau là, car au général aucun changement n'intervient. D'ailleurs, il n'y a guère que les commentateurs qui essayent de convaincre les téléspectateurs / auditeurs qu'une éventuelle attaque boulversera le général aujourd'hui.

A ce jeu, Casar a encore été placé, mais pour la 5ème fois (je crois), il fait deuxième d'une étape du Tour. Battu par Luis-Leon Sanchez Gil qui fait office de leader chez Caisse d'Epargne en l'absence d'Alejandro Valverde et la méforme d'Oscar Pereiro.

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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 19:07

Après un départ matinal, en voiture, de Lyon, nous voilà, Michel et moi au niveau du lac du Mont-Cenis carte à la main à essayer de repérer le chemin qui depuis le versant italien nous permettra de rejoindre le col du petit Mont-Cenis sans avoir à contourner le lac par la route. Après un examen rapide, nous pensons avoir trouvé le tracé le plus direct et reprenons notre route jusque Suza et la B&B Rocciamellone que nous trouverons après quelques explorations des faubourgs de la ville. Nous récupérons notre chambre en nous faisant comprendre avec nos rudiments d'italiens noyés dans beaucoup de français.

Nous mangeons nos sandwiches et nus changeons avant de prendre la route de Moncenisio. C'est une petite route qui permet d'éviter la nationale sur plus de la moitié de l'ascension. La circulation dense que nous avons observé le matin a fini de nous convaincre du bien fondé de notre idée.

La route remonte tranquillement une vallée en direction de Venaus, le soleil frappe fort car nous sommes aux heures les plus chaudes de la journée. Nous en arrivons à imaginer un ventilateur monté sur le vélo et alimenté par un moyeu dynamo. Nous dépassons un cyclo qui alterne les passages à pied et les passages sur sa monture. Nous le saluons d'un « Ciao » comme le font les  Italiens.

Passé Venaus, la route monte pour de vrai et nous sentons bien que nos vélos n'ont pas le même rendement que ceux que nous utilisons d'habitude, mais nous serons bien d'être équipé de pneus larges quand nous quitterons la route pour la piste. Ce qui pourrait bien nous arriver avant de rejoindre la grande route à en croire certains panneaux. Le Giro étant passé ici cette année, cela semble quand même peu probable, même s'il leur est déjà arrivé d'emprunter des pistes, mais j'aurais l'occasion d'en reparler.

Vue sur Venaus

Les pentes sont particulièrement fortes par endroit, mais heureusement, nous trouvons enfin un peu d'ombre qui nous procure une fraicheur relative.

Route en construction

Les épingles droit devant nous

Effectivement, après une succession d'épingles assez serrées, nous voilà en sous-bois, et rapidement sur un replat. Il s'agit de Moncenisio. Un panneau offre une vue aérienne du site et nous permet de nous orienter. Nous allons emprunter la route qui passe entre les lacs avant de rejoindre la nationale par laquelle nous sommes arrivés ce matin.

Les lacs s'avèrent bien plus impressionnant sur la vue aérienne qu'en réalité, mais ils offrent un peu de fraicheur bienvenue. Nous débouchons ensuite sur la route nationale et nous voilà au milieu de la circulation. Moins dense que ce matin, mais néanmoins pénible par moment. Les motards profitent également du soleil et ils passent à fond que ce soit à la montée ou à la descente.

Ne me sentant pas très en forme, la faute à deux courtes nuits successives, je décide de laisser Michel continuer tandis que je redescends. Je profiterai du temps disponible pour chercher un hébergement sur Bardonecchia pour la nuit suivante.

La descente est bien agréable car la route est large et bien dessinée. Il n'y a guère que le feu de Bar Cenisio (la route est sur une voie suite à un effondrement de la chaussée) qui oblige à un gros freinage. Michel a lui continué sa route jusqu'au sommet du col et a longé le lac avant de revenir. Il n'a pas emprunté les chemins que nous avions repéré ce matin.

De mon côté, un passage à l'office du tourisme m'a permis de trouver un hôtel pour le lendemain soir. Le colle Sommeiller étant au dessus de Bardonecchia, nous éviterons ainsi un trajet en voiture.

 

La galerie photo est disponible ici.

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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 17:57

Outre la jolie victoire du néo-pro Brice Feuillu, on peut retenir que Contador a voulu mettre les points sur les i au sein de son équipe. Il se replace en effet juste devant Armstrong au général. Cancellara a constaté que les montagnes françaises n'étaient pas au même niveau que les montagnes Suisses.

Par contre, même si Contador a montré qu'il était apparemment le plus fort, je m'interroge sur la tactique que va employer Astana. Armstrong et Leipheimer ayant fini dans le groupe de favoris, je me demande si Bruyneel ne va pas jouer au même jeu que Riis l'an passé. A savoir envoyer un des deux américains (je vous laisse deviner lequel) attaquer, Contador étant alors condamné à suivre les contre. C'est de cette manière que Sastre s'était imposé à l'Alpe d'Huez et s'était emparé du maillot jaune.

Bref, la position de Contador n'est pas très enviable à mon avis. Derrière Armstrong, on lui aurait demandé de protéger le mieux placé au général. Devant Armstrong, il n'est pas à l'abri de la stratégie d'équipe (mais peut-on encore parler d'équipe au sujet d'Astana tant les discordances semblent flagrantes, la seule unité se faisant sur les suspiscions de dopage concernant quasiment tout l'effectif : Armstrong, Contador, Paulinho, Klöden...) exposée plus haut.

Pour les deux étapes à venir, il devrait y avoir de la place pour les baroudeurs, les ascensions étant situées relativement loin des arrivées.

 

 


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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 17:54

Victoire de Thor Hushovd sous la pluie qui a vu des nouvelles victimes au général, tels que Menchov ,encore piégé ou Boonen.

Demain, les Pyrénées. A mon avis, pas de grosse bagarre en perspective, mais plutôt une échappée qui ira au bout. Je pense que les favoris ne sont pas pressés de récupérer le maillot jaune. Peut-être que certains qui ont perdu du temps tenteront quelque-chose, mais à mon avis, rien de déterminant. Cela permettra aussi de voir dans quel état se trouve l'équipe des frères Schleck après une semaine à défendre le maillot jaune de Cancellara.

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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 17:39

Aujourd'hui, pathétique tentative de remake du coup de la bordure. Il ne faut pas se leurrer, surtout après les déclarations provocatrices et tapageuses d'Armstrong, il y avait à mon avis peu de chance qu'un favori se laisse piéger. D'ailleurs, n'exageront pas, pour la bordure précédente qui a seulement fait 40 secondes d'écart, on ne peut pas parler de leaders piégés, mais plutôt de coup d'intox d'Armstrong. D'ailleurs, le fait que seul Armstrong ait été dans le premier groupe alors que la bordure a été provoquée par les Columbia de son (ancien) fidèle lieutenant n'est peut-être pas que le fruit d'une science de la course ou même du hasard

Sinon Voeckler a gagné son étape, après laquelle il courrait depuis un moment déjà. Je me rappelle avoir vu Voeckler en 2004 dans la montée de l'Alpe d'Huez, et j'ai souffert pour lui. Il est passé grimaçant, on le devinait au bord des larmes tellement il était à bloc (là où des extra-terrestres lusitano-américains dégageaint une impression surnaturelle de facilité en atomisant leurs adversaires).

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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 20:18

L'équipe Astana confirme ce que l'on pensait à la vue des résultats du chrono individuel, à savoir qu'elle comporte les meilleurs rouleurs. Cela dit, le résultat n'était pas acquis d'avance car il faut également une bonne cohésion au sein de l'effectif et l'épisode d'hier aurait pu laisser des traces, d'autant que sa suffisance Armstrong en a remis une couche en déclarant qu'il n'était pas d'accord avec la philosophie qui voulait qu'il n'y ait qu'un leader dans une équipe. Je ne suis pas sûr qu'il ait eu le même point de vue entre 1999 et 2005. Ceci expliquant peut-être les départs de coureurs tels que Hamilton, Heras, Leipheimer, ou Landis.

Garmin fini deuxième, reste à savoir si l'équipe aurait pu rivaliser avec Astana si elle n'avait pas perdu 4 de ses coureurs si rapidement. Je n'ai pas réussi à trouver l'explication à ce fait de course. Peut-être se sont-ils offert une séance de cyclo-cross comme 4 coureurs de la formation BBox - Bouygues Télécom...

 


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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 18:42

Tu perds ton sang-froid ! Un qui n’a pas perdu son sang froid, et même glacé, c’est Armstrong. La bordure provoqué par les Columbia (tiens, encore eux) a piégé bon nombre de favoris et Armstrong en a profité pour faire rouler ses équipiers contre son leader (du moins le leader supposé de l’équipe, un petit coureur qui a juste gagné les 3 derniers grands tours auxquels il a participé…).

Cela ne fait que confirmer que l’ambiance au sein de l’équipe n’est pas forcément aux beau fixe et que Bruyneel a choisi son camp. Ce sera Armstrong et personne d’autre. Sauf qu’à 38 ans, Armstrong a certainement moins de chances de (re)gagner un grand tour un jour que Contador. Mais c’est là un avis personnel, et aujourd’hui, avec les contrôles anti-dopage qui prennent des coureurs de premier plan, on ne peut plus jurer de rien.

Je ne suis pas directeur sportif, mais il me semble que dans de pareilles circonstances il y avait peut-être moyen de ménager la chèvre (je vous laisse deviner qui est la chèvre) et le chou en ne participant pas à la bordure formée à l’avant. Ce que ne sont pas privés de faire Armstrong, en personne, Zubeldia et Popovych (de retour à un très bon niveau après deux ternes années chez Silence-Lotto, là aussi j’aimerai comprendre cette inconstance dans les performances qui, je ne le cache pas, chez les esprits mal-intentionnés pourrait introduire des soupçons de dopage sur certaines équipes, mais l’équipe de Bruyneel n’a jamais connu cela, elle a juste abrité Heras, Beltran, Hamilton, Basso, Landis…)

Il y a deux ans, une bordure avait déjà vu le jour sur les mêmes routes, elle était l’oeuvre de l’équipe Astana de Vinokourov, et cela lui avait porté chance pour la suite de son Tour de France et de sa carrière (qui devrait d’ailleurs reprendre à la fin du mois).

A part ça, Cavendish inscrit une deuxième victoire à son palmarès.

 


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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 18:42

Non seulement, le sprint était prévisible, mais l’issue aussi tant la domination de Cavendish est écrasante. Certes il a été aidé par la chute du malheureux Koldo Fernadez qui a écarté Boonen, Bennati, Napolitano et a perturbé le sprint de beaucoup d’autres en leur faisant perdre les roues derrière lesquelles ils s’abritaient.

Même à l’époque de Mariole Cipollini, sa domination n’était pas aussi totale, et pour gagner ses sprints, il avait besoin de 2 chicanes mobiles constitués par ses équipiers qui coupaient leur effort et parfois de la mansuétude des commissaires de course qui pour lui permettre de déclasser les impudents qui le battaient en faisant des vilaines vagues pour éviter la gamelle en percutant les chicanes mobiles évoquées plus haut. A la fin de sa carrière, je me rappelle même du journal “L’Equipe” signalant le caractère dangereux et irrégulier de ses sprints.

N’empêche que la domination de Cavendish et de son équipe en général suscite quelques interrogations. D’accord, je réutilise le même lien qu’hier, mais pour une fois qu’un coureur ose se poser à voix haute les bonnes questions, je ne vais pas me priver de le citer.

 


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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 18:41

On l’avait laissé l’an passé à Pékin avec une médaille d’or autour du coup, après avoir été terrassé par un poly-toxicomane multirécidiviste lors des chronos du Tour de France. Après, plus rien. Inexistant sur toutes les classiques, même s’il a pu faire illusion un moment à Paris-Roubaix.

On le retrouve au final avec le maillot jaune chez lui puisqu’il a réussi à suivre les meilleurs en montagne sur son tour national. Un retour qui ne manque pas de susciter quelques interrogations, y compris auprès de ses collègues de travail. On notera aussi le possible conflit d’intérêt puisque la société qui gère l’image de Fabian Cancellara est la même que celle qui gère le Tour de Suisse.

Toujours est-il qu’il a dominé le contre-la-montre inaugural du Tour de France. Contador a bien assuré l’opposition sur la première moitié du parcours, mais la suite était trop favorable à un rouleur (encore que Contador soit aussi un spécialiste du chrono puisqu’il est champion national devant Ruben Plaza lui aussi suspecté dans l'affaire Puerto ou José-Ivan Gutierrez Palacios et Luis-Leon Sanchez Gil, spécialistes du contre-la-montre).

Il parait même que Cancellara a l’ambition de faire un bon résultat au général du Tour. Pour cela, il va falloir qu’il se montre plus fort que les frères Schleck (et quand on fait des chèques au docteur Fuentes, on a en général des résultats). Un journaliste a dit à la télé que Cancellara avait perdu 6 ou 7 kg par rapport à avant.

Loin de moi l’idée de vouloir introduire, tel le ver dans le fruit mur (ou éventuellement pourri, c'est selon) la suspiscion sur ce coureur et son équipe au dessus de tout soupçon (rappelons juste qu’elle a compté dans ses rangs Hamilton, Rasmussen – certes pas très longtemps – ou encore Basso et Jacksche et qu’elle a eu pour préparateur un illustre collègue du docteur Fuentes), mais j’aimerai qu’on m’explique comment un coureur peut garder la même puissance tout en perdant 10% de son poids. Que je sache, il y a peu de cyclistes présentant une telle surcharge pondérale au départ du Tour de France. Si un médecin / physiologiste à un explication je suis preneur.

A part ça, on a eu droit à une overdose d’Armstrong à la télé. Le plus grand imposteur de tout les temps à la côte auprès des médias. Je ne l’ai pas entendu parler de sa fondation, il parait pourtant que c’est pour ça qu’il est revenu. On m’aurait menti ?

 


 

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