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Mardi 7 juillet 2009

L'équipe Astana confirme ce que l'on pensait à la vue des résultats du chrono individuel, à savoir qu'elle comporte les meilleurs rouleurs. Cela dit, le résultat n'était pas acquis d'avance car il faut également une bonne cohésion au sein de l'effectif et l'épisode d'hier aurait pu laisser des traces, d'autant que sa suffisance Armstrong en a remis une couche en déclarant qu'il n'était pas d'accord avec la philosophie qui voulait qu'il n'y ait qu'un leader dans une équipe. Je ne suis pas sûr qu'il ait eu le même point de vue entre 1999 et 2005. Ceci expliquant peut-être les départs de coureurs tels que Hamilton, Heras, Leipheimer, ou Landis.

Garmin fini deuxième, reste à savoir si l'équipe aurait pu rivaliser avec Astana si elle n'avait pas perdu 4 de ses coureurs si rapidement. Je n'ai pas réussi à trouver l'explication à ce fait de course. Peut-être se sont-ils offert une séance de cyclo-cross comme 4 coureurs de la formation BBox - Bouygues Télécom...

 


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Lundi 6 juillet 2009

Tu perds ton sang-froid ! Un qui n’a pas perdu son sang froid, et même glacé, c’est Armstrong. La bordure provoqué par les Columbia (tiens, encore eux) a piégé bon nombre de favoris et Armstrong en a profité pour faire rouler ses équipiers contre son leader (du moins le leader supposé de l’équipe, un petit coureur qui a juste gagné les 3 derniers grands tours auxquels il a participé…).

Cela ne fait que confirmer que l’ambiance au sein de l’équipe n’est pas forcément aux beau fixe et que Bruyneel a choisi son camp. Ce sera Armstrong et personne d’autre. Sauf qu’à 38 ans, Armstrong a certainement moins de chances de (re)gagner un grand tour un jour que Contador. Mais c’est là un avis personnel, et aujourd’hui, avec les contrôles anti-dopage qui prennent des coureurs de premier plan, on ne peut plus jurer de rien.

Je ne suis pas directeur sportif, mais il me semble que dans de pareilles circonstances il y avait peut-être moyen de ménager la chèvre (je vous laisse deviner qui est la chèvre) et le chou en ne participant pas à la bordure formée à l’avant. Ce que ne sont pas privés de faire Armstrong, en personne, Zubeldia et Popovych (de retour à un très bon niveau après deux ternes années chez Silence-Lotto, là aussi j’aimerai comprendre cette inconstance dans les performances qui, je ne le cache pas, chez les esprits mal-intentionnés pourrait introduire des soupçons de dopage sur certaines équipes, mais l’équipe de Bruyneel n’a jamais connu cela, elle a juste abrité Heras, Beltran, Hamilton, Basso, Landis…)

Il y a deux ans, une bordure avait déjà vu le jour sur les mêmes routes, elle était l’oeuvre de l’équipe Astana de Vinokourov, et cela lui avait porté chance pour la suite de son Tour de France et de sa carrière (qui devrait d’ailleurs reprendre à la fin du mois).

A part ça, Cavendish inscrit une deuxième victoire à son palmarès.

 


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Dimanche 5 juillet 2009

Non seulement, le sprint était prévisible, mais l’issue aussi tant la domination de Cavendish est écrasante. Certes il a été aidé par la chute du malheureux Koldo Fernadez qui a écarté Boonen, Bennati, Napolitano et a perturbé le sprint de beaucoup d’autres en leur faisant perdre les roues derrière lesquelles ils s’abritaient.

Même à l’époque de Mariole Cipollini, sa domination n’était pas aussi totale, et pour gagner ses sprints, il avait besoin de 2 chicanes mobiles constitués par ses équipiers qui coupaient leur effort et parfois de la mansuétude des commissaires de course qui pour lui permettre de déclasser les impudents qui le battaient en faisant des vilaines vagues pour éviter la gamelle en percutant les chicanes mobiles évoquées plus haut. A la fin de sa carrière, je me rappelle même du journal “L’Equipe” signalant le caractère dangereux et irrégulier de ses sprints.

N’empêche que la domination de Cavendish et de son équipe en général suscite quelques interrogations. D’accord, je réutilise le même lien qu’hier, mais pour une fois qu’un coureur ose se poser à voix haute les bonnes questions, je ne vais pas me priver de le citer.

 


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Samedi 4 juillet 2009

On l’avait laissé l’an passé à Pékin avec une médaille d’or autour du coup, après avoir été terrassé par un poly-toxicomane multirécidiviste lors des chronos du Tour de France. Après, plus rien. Inexistant sur toutes les classiques, même s’il a pu faire illusion un moment à Paris-Roubaix.

On le retrouve au final avec le maillot jaune chez lui puisqu’il a réussi à suivre les meilleurs en montagne sur son tour national. Un retour qui ne manque pas de susciter quelques interrogations, y compris auprès de ses collègues de travail. On notera aussi le possible conflit d’intérêt puisque la société qui gère l’image de Fabian Cancellara est la même que celle qui gère le Tour de Suisse.

Toujours est-il qu’il a dominé le contre-la-montre inaugural du Tour de France. Contador a bien assuré l’opposition sur la première moitié du parcours, mais la suite était trop favorable à un rouleur (encore que Contador soit aussi un spécialiste du chrono puisqu’il est champion national devant Ruben Plaza lui aussi suspecté dans l'affaire Puerto ou José-Ivan Gutierrez Palacios et Luis-Leon Sanchez Gil, spécialistes du contre-la-montre).

Il parait même que Cancellara a l’ambition de faire un bon résultat au général du Tour. Pour cela, il va falloir qu’il se montre plus fort que les frères Schleck (et quand on fait des chèques au docteur Fuentes, on a en général des résultats). Un journaliste a dit à la télé que Cancellara avait perdu 6 ou 7 kg par rapport à avant.

Loin de moi l’idée de vouloir introduire, tel le ver dans le fruit mur (ou éventuellement pourri, c'est selon) la suspiscion sur ce coureur et son équipe au dessus de tout soupçon (rappelons juste qu’elle a compté dans ses rangs Hamilton, Rasmussen – certes pas très longtemps – ou encore Basso et Jacksche et qu’elle a eu pour préparateur un illustre collègue du docteur Fuentes), mais j’aimerai qu’on m’explique comment un coureur peut garder la même puissance tout en perdant 10% de son poids. Que je sache, il y a peu de cyclistes présentant une telle surcharge pondérale au départ du Tour de France. Si un médecin / physiologiste à un explication je suis preneur.

A part ça, on a eu droit à une overdose d’Armstrong à la télé. Le plus grand imposteur de tout les temps à la côte auprès des médias. Je ne l’ai pas entendu parler de sa fondation, il parait pourtant que c’est pour ça qu’il est revenu. On m’aurait menti ?

 


 

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Jeudi 2 juillet 2009
Et voilà un peu de nouveau sur ce blog : le résumé du BCMF du Bugey (le samedi ici, le dimanche ). Pour ceux que ça n'intéresse pas, vous pouvez toujours aller lire l'interview du docteur de Mondenard.

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Mardi 30 juin 2009
C'est leur dernière chance d'être disque d'or, alors écoutez.



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Dimanche 14 juin 2009

Le lendemain, nous y voilà. Le soleil est encore de la partie et cela convainc Michel de partir au plus tôt pour éviter les grosses chaleurs. Gilbert et Jean-Pierre partent également un peu plus tôt en se disant que nous les rattraperons. Daniel, victime de la malchance, d’un bris de rayon et d’une crevaison, accompagnera Bernard dans le Toyota. Françoise qui se sent malade et craint, elle-aussi, la chaleur, préfère rejoindre Crest directement en passant par le col du Rousset et Die.

Le reste de la troupe s’élance à 8h00 précise pour le col de La Chau dont nous avons bien pu admirer la route qui surplombe Vassieux. La montée est rude, mais moins que dans ma mémoire. Nous nous regroupons ensuite au col de Chaud Clapier, au niveau de la bifurcation avec la station de Font d’Urle. La suite sera majoritairement descendante jusqu’au ravitaillement de Lente. Ce ravitaillement est situé sur un tronçon commun aux deux jours. Ceux qui le font sur une journée, comme Yann et Bruno, s’y arrêteront donc deux fois.

C’est d’ailleurs à ce ravito que je croise le cyclo avec qui Alain a fait la majeure partie du BCMF du Bugey et avec qui j’avais roulé dans la montée du Grand Colombier. Lui arrive alors que nous sommes sur le départ, mais je me dis que vu son coup de pédale, il devrait bien nous rattraper d’ici l’arrivée.

Nous ne nous dirigeons pas directement vers le col de la Machine, auparavant nous allons franchir le col de l’écharasson, situé sur une petite route qui redescend ensuite vers le col Gaudissart. C’est le 300ème col d’Evelyne qui passe ce col en tête du groupe. Philippe immortalise ce moment par une photo.

Passé le col Gaudissart, nous remontons la Combe Laval. Cette fois-ci, nous profitons des paysages, il y a deux ans, nous avions profité du brouillard. Nous marquons plusieurs pauses photo avant de rejoindre le col de la Machine. Raymond et Philippe qui se plaignaient de leurs jambes ce matin roulent comme des avions. Daniel et Bernard nous y attendent. Bernard va en profiter pour faire valider son BCN/BPF. Il n’est pas sur son vélo aujourd’hui, mais y est déjà passé en vélo.

Il nous faut maintenant rejoindre Saint-Jean en Royans où nous attend le repas. De nombreux cyclos s’attendent à une longue descente dès le sommet du col, mais ce n’est pas le cas. Il y a plusieurs kilomètres d’alternance de montées et de descentes, assez usants, avant de vraiment basculer. La descente est très rapide, mais comporte un passage dangereux avec des tunnels en virage et non éclairés. Les organisateurs ont positionnés des panneaux bien en amont pour avertir les cyclos et sont postés à l’entrée du premier tunnel pour nous faire ralentir et nous conseiller de ne pas regarder à travers des verres teintés. Ils ont posé un groupe électrogène dans le premier tunnel et l’éclairage ainsi dispensé nous évite de nous retrouver dans l’obscurité complète.

A Saint-Jean en Royans, c’est l’heure de pointe. La salle est pleine quand nous arrivons. C’est assis par terre que nous attaquons notre plat de lasagne avant que des places ne se libèrent. Initialement, Philippe n’avait pas pris le repas du midi et doit donc se faire passer pour Françoise auprès des organisateurs pour pouvoir manger, d’autant que la carte de route de Françoise qui comporte le bon pour le repas est dans le Toyota et que Bernard et Daniel ne nous ont pas encore rejoints.

Pendant le repas, nous essayons d’obtenir quelques informations sur le col de Bioux, que personne ne connais et pour lequel certains nourrissent quelques inquiétudes. D’après ce que nous réussissons à apprendre, les craintes sont justifiées, mais on verra bien le moment venu comment nous le digèrerons. Je recroise le cyclo poitevin que j’ai dépanné hier, il me redemande mon numéro de plaque. Yann arrive alors que nous repartons, Bruno est un peu derrière.

Les kilomètres nous amenant au pied de la montée s’égrènent au rythme de Raymond qui nous informe de la hausse de la température : 32, 33, 34, 35°C. Cela montera même jusque 36°C dans le bas du col. Le cyclo que j’ai dépanné me rejoint et je fais une bonne partie de l’ascension avec lui. La voiture des accompagnateurs de son club nous dépasse et prend des ses nouvelles. Il répond que tout va bien, mais comme il a peur de briser sa chaine une nouvelle fois, il roule désormais avec son dérive-chaine, c'est-à-dire moi.

De nombreux cyclos semblent hésiter entre le parcours de la mini-Vercors, qui évite le col de Bioux, et le parcours normal. Les rumeurs sont allées vite au sein des cyclos. Nous descendons avant d’attaquer une montée très sèche, mais enfin ombragée. Les deux kilomètres qui nous séparent du haut du col sont effectivement raides, et je vois plusieurs cyclos mettre pied à terre.

Le sommet est en plein soleil est il n’y a qu’un arbre qui fasse un peu d’ombre. J’en profite un peu en attendant le reste du groupe. Passé le sommet du col, la route continue à grimper. Nous sommes en plein soleil, et le vent souffle de face. Les kilomètres sont longs pour tout le monde. Le goudron fond par endroit et nous sommes quelques uns à nous arrêter pour retirer des gravillons que le goudron fondu a collé à nos pneus.

Nous rejoignons ensuite la route du col de la Bataille pour redescendre sur Léoncel où nous attend le dernier ravitaillement. Christiane arrive peu de temps après nous. Elle a coupé pour éviter le col de Bioux et va attendre Evelyne et Magali.

Nous repartons pour franchir le col de Bacchus, pas le plus dur du jour, mais les jambes commencent à être lourdes. Je renonce même à aller chercher le col des Limouches, ça me donnera un prétexte pour revenir rouler dans le coin.

Le rythme s’emballe un peu dans la courte montée. Dans la descente, je suis rejoint pas Raymond qui me fait un petit salut de la main en me dépassant. C’est sûr, il a retrouvé ses jambes, tout comme Philippe, accompagné de Jean-Jacques, qui me rejoint à 2 kilomètres de Crest. En arrivant, nous sommes salués par Françoise qui profitait de l’ombre d’un arbre pour se reposer. Elle aussi a bien roulé, mais sur un parcours plus plat que le notre, ce qui était plus raisonnable pour quelqu’un de malade.

Une fois arrivée, nous allons prendre nos douches. Ce sont des douches norvégiennes, comme nous le fait remarquer Philippe, elles sont très froides à mon goût, mais elles font du bien quand même. Bernard reçoit un coup de fil d’Evelyne qui a entrainé Christiane, Magali et Bruno sur un col supplémentaire.

S’ensuit la remise des prix à laquelle Jean-Jacques est convié en tant que président de la Ligue. Toutes les ligues sont représentées, et il y a plus de 1200 participants, comme il y  deux ans. Avec la météo, on aurait pu espérer mieux, d’autant que l’organisation est très bonne. Nous discutons également avec Claude Vincent, ancien ATSCAFien désormais à Crest, et membre de l’organisation.

 

 



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Samedi 13 juin 2009

A l’arrivée à Crest, l’ATSCAF réalise un joli tir groupé puisque les 3 véhicules partis de Lyon se suivent. Parti avec Raymond B. et Françoise C., nous avions dépassé le Toyota de Bernard, Evelyne, Christiane et Magali. Avant de suivre la voiture de Philippe D, qui emmenait Jean-Jacques et Michel G., à la sortie de l’autoroute. Sur le parking nous retrouvons Daniel C qui lui arrivait de Roussillon. Seuls Gilbert et Jean-Pierre F. arriverons un peu plus tard.

Nous récupérons ensuite nos inscriptions, déposons nos sacs et nous voilà prêt à attaquer les choses sérieuses : la collation avant le départ. C’est vrai que le petit-déjeuner commence à être loin et nous avons entre 36 (parcours classique) et 62km (parcours Vercors Plus) à parcourir avant de rejoindre le ravitaillement. Alors que nous mangeons nos sandwiches, une forte odeur de poisson se manifeste, c’est Raymond qui mange une salade de thon.

Après avoir repris des forces, nous nous regroupons pour partir ensemble, après la traditionnelle photo de départ. Nous enfourchons nos montures et nous voilà parti en direction d’Aouste sur Sye ou commencera la première montée du jour. Auparavant, nous avions décidé de faire deux groupes, un groupe sur la Vercors Plus, un groupe sur le parcours classique. Chacun prend son rythme dans la montée.

Jusque La Rivière, nous suivons la Sye, c’est ensuite que cela grimpe plus direction Gigors et Lozeron. A quelques mètres de l’entrée du village, un cyclo casse sa chaine devant moi. Je lui demande s’il a un dérive-chaine, il n’en a pas. Je m’arrête donc pour l’aider à réparer. Petite mise en pratique des cours de mécanique, depuis novembre, je n’ai pas oublié comment réparer une chaine. La moto de l’organisation nous demande si nous avons besoin d’aide, mais à part de l’eau et des chiffons pour nous rincer les mains une fois la réparation finie, nous n’avons besoin de rien.

Après m’avoir remercié, il note le numéro de ma plaque de cadre pour pouvoir me retrouver et me payer une bière soit à l’hébergement le soir même soit à l’arrivée le dimanche soir. Nous repartons ensuite en discutant, mais il s’arrêtera quelques minutes après car un de ses collègues est victime de crampes. De mon côté je dépasse Françoise, Evelyne et Christiane qui refont leurs bidons à la fontaine de Gigors. Evelyne est surprise de me voir derrière, car elle ne m’avait pas vu arrêté sur le bas-côté.

Je rattrape le reste du groupe lors d’une pause photo à un belvédère. Seul Jean-Jacques et Raymond ont filé devant. Raymond se plaint de ne pas avoir de jambes, peut-être des restes du Grand Colombier gravi lors du BCMF du Haut-Bugey la semaine passée et préfère prendre un peu d’avance dans les montées.

Arrivés au Pas de Frécou, là ou se fait la bifurcation entre les 2 parcours, nous convainquons Magali de se lancer sur la Vercors Plus avec nous, mais ce n’était pas très dur. Nous voilà maintenant au pied du Vercors. Nous empruntons des routes que les participants de la Trace Vélocio auraient certainement reconnues. A Barbières, Philippe s’arrête dans une boulangerie pour prendre des forces avant la montée.

Il y a deux ans, nous avions descendu ce versant, et cela descendait bien. Cette année, le soleil nous permet de profiter pleinement des paysages. Nous faisons une ou deux pauses dans des épingles à cheveux pour admirer. Au sommet du col, je fais demi-tour pour aller au devant du reste du groupe. Michel attend au sommet pour faire des photos, les autres ont déjà filé au ravitaillement de Léoncel où nous les rejoignons prestemment.

Comme il y a deux ans, le ravitaillement est très fourni. Idéal pour prendre des forces avant le col de la Bataille. Je me rappelle l’avoir trouvé interminable lorsque je l’avais gravi par ce versant (par l’autre versant aussi, d’ailleurs).

Cette fois-ci, il passera mieux en ce qui me concerne, mais pour Michel, ce sera le col de la Bataille contre les crampes comme il le dit lui-même. Comme pour Raymond, la Lyon-Mont Blanc du week-end précédent semble avoir laissé des traces. Pour la première fois en trois ascensions, je peux profiter du paysage grandiose au sommet.

Passé le sommet, ce n’est pas la franche descente, mais une alternance descente / montée qui commence à tirer dans les jambes. D’autant que la chaleur est de la partie. Heureusement, Michel nous a fait arrêter à un point d’eau dans la descente ce qui nous a permis de refaire les bidons.

Heureusement, nous finissons par rencontrer la vraie descente qui nous amènera vers Lente. Manque de chance Daniel casse un rayon à ce moment là. Sa roue n’est pas trop voilée et il peut continuer à rouler. Passé Lente, nous gravissons l’avant dernière difficulté du jour. Le col de Carri est très roulant de ce côté et plait bien à Philippe qui grimpe de mieux en mieux au fil des kilomètres.

Au sommet nous retrouvons Evelyne, Françoise, Christiane et Gilbert. Ils ont perdu Jean-Pierre après le col de la Bataille et ne l’ont pas retrouvé. Michel coince le rayon cassé avec un élastique pour éviter qu’il ne bouge. La descente est très rapide de ce côté, mais l’élan ne suffira pas pour passer le col de Proncel qui nous sépare du gite où nous allons arriver groupés.

Alors que Jean-Jacques et moi sommes dans la montée, Evelyne nous annonce que Daniel a crevé dans la descente. Je fais donc demi-tour pour aller au devant de lui. Je croise Evelyne qui me confie un pneu de rechange au cas où Daniel en aurait besoin. En arrivant, Michel que je croyais devant, est là. Le diagnostic est qu’avec la roue voilée, les patins de frein touchent le pneu et ont fini par le déchirer.

Michel a un emplâtre en caoutchouc qu’il va poser pour éviter qu’une hernie ne se forme avec la chambre à air. Il faut ensuite desserrer les freins et abaisser un peu les patins pour éviter qu’ils ne viennent à nouveau frotter les flancs du pneu qui sont fragilisés.

Le col de Proncel est franchi, nous descendons maintenant sut Vassieux, direction le Piroulet, où nous sommes hébergés, comme il y a deux ans. Sachant où se trouve le gite, je file sans m’occuper des flèches et oublie d’aller pointer à la salle des fêtes. Après le BCMF du Bugey où j’avais voulu pointer le samedi sur un contrôle qui n’ouvrait que le dimanche, il faudra vraiment que je prenne le temps de lire les instructions que les organisateurs écrivent à notre intention.

Après la douche, nous allons boire un verre dans Vassieux, Christiane nous invite puisqu’elle arrose aujourd’hui son nouveau vélo. La suite de la soirée est occupée par le repas et une promenade digestive, sauf pour Raymond qui a décidé de prendre un peu d’avance niveau sommeil dans l’espoir de retrouver son coup de pédale le lendemain.

 


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Dimanche 7 juin 2009

Après une bonne nuit de repos, nous voilà prêt à repartir tous les 5 sur le BCMF. Bernard est aussi prêt à partir, mais avec le Toyota pour aller rouler du côté d’Izernore. Alors que nous sommes occupés à regonfler nos montures, la pluie refait son apparition et retarde notre départ. Bernard en profite pour changer le pneu d’Evelyne qui donne quelques signes de faiblesse.

Le temps que la pluie cesse nous aurions tous eu le temps de changer nos pneus. La météo était censée être meilleure que la veille, mais cela ne semble pas être le cas, comme en témoigne les épais nuages qui enveloppent le massif du Grand Colombier. La température ne se réchauffe que très doucement, et même alors que nous montons en direction du col de Richemont nous gardons nos vestes que nous avions enfilés en prévision de la descente du départ.

Nous constatons que les organisateurs ont posés de nouvelles flèches qui semblent mieux tenir face à l’humidité. Avec toutes les averses, le fléchage et les vérifications ont du être de vrais galères. Le vent de face sur la corniche de Valromey ne nous réchauffe pas plus et je tairai la descente de la route du col de la Biche. Pour me réchauffer un peu, je remonte 1km de cette route pour aller au devant de Raymond. Il a été victime d’une crevaison.

Nous nous dirigeons ensuite vers Lochieu, pied de notre ascension du Grand Colombier, mais auparavant, nous ferons une boucle par Virieu-le-Petit, pied d’une autre ascension du Grand Colombier, histoire d’accumuler un peu de dénivelé supplémentaire et surtout de manger.

Je profite de ce pointage pour faire celui du Poizat en expliquant notre cas. Alors que nous venons de nous asseoir, nous sommes rejoints par Alain. Il est très en avance sur ses estimations, mais il est vrai que la majorité de la dénivelée est située dans le dernier tiers du parcours, avec le Grand Colombier puis la remontée sur Hauteville.

Après le repas, notre groupe repart renforcé de deux cyclos : Alain et un cyclo avec qui il roule depuis ce matin. La météo est meilleure que ce matin, et escamoter les Grand Colombier comme nous l’avions évoqué ce matin n’est plus d’actualité. Nous décidons néanmoins de nous regrouper à Culoz et non pas au sommet comme traditionnellement car la température et le vent régnant à 1500m d’altitude risquent de nous frigorifier.

Chacun grimpe à son rythme, mais celui d’Alain de l’autre cyclo et le mien sont très proches. Le premier au sommet n’aura pas le temps d’enfiler sa veste en prévision de la descente que le troisière sera déjà là. Cette montée n’est pas réputée comme la plus dure, mais j’avoue ne pas l’avoir trouvée sensiblement plus facile que celle de Culoz (la seule autre que je connaisse).

La descente est conforme à nos attentes : très froide, mais le ciel nuageux semble se confondre avec son reflet dans le lac du Bourget, donnant une impression étrange. La pause à Culoz est longue pour permettre au groupe ATSCAF de se reformer. Le cyclo avec qui nous avons fait l’ascension file après nous avoir salués. Il nous dit qu’il sera au BCMF du Vercors la semaine prochaine. Nous aurons donc peut-être l’occasion de nous croiser à nouveau.

Tout le monde est maintenant là, prêt à repartir pour la dernière bosse du parcours, entre Virieu-le-Grand et Thézilieu. Auparavant, nous aurons trouvé la pluie une  dernière fois à proximité des marais de Lavours.

L’arrivée à Hauteville se fera sous le soleil, sauf pour Evelyne qui ne verra pas Hauteville. Toute occupée à sa chasse aux cols, elle a fait une erreur de parcours à proximité du col de la Lèbe et terminera donc son parcours à Virieu-le-Grand où Bernard la récupèrera.

 


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Samedi 6 juin 2009

Nous, comprendre Magali & Bruno Maillol et moi, à Hauteville en même temps que Raymond. Nous sommes largement à l'heure pour récupérer nos plaques de cadre et déposer nos sacs, cela même si le départ a été avancé à 11h30 au lieu de midi. Evelyne est partie bien plus tôt, quant à Bernard, la faculté lui interdisant la montagne, il tourne dans les environs et chasse les cols plats. Comme le départ a été avancé, nous avisons Alain qui, en voisin, nous avait dit qu'il passerait. Il arrive peu de temps avant le départ et partage avec nous les cerises qu'il a ramassées avant de venir.

Nous nous élançons dès l'ouverture car le parcours du jour est long. Nous avions demandé à être hébergé à proxmimité du Poizat, de manière à équilibrer les deux journées, soit environ 100km par jour, mais nous sommes hébergés aux Plans d'Hotonnes, soit environ 120km. Nous avons auparavant constaté que de nombreux cyclos anticipaient le départ.

Le parcours commence par une descente, celle des gorges de l’Albarine, jusque Tenay. Il y a quelques passages où il faut être prudent car en arrivant nous avions repéré des pierres sur la route. Le temps est frais et gris, mais bien loin du déluge que Météo Farce avait initialement prévu.

Après la descente, il nous faut remonter sur Indrieux, Arandas puis Ordonnaz. Chacun prend son rythme dans la montée. La route est parallèle à celle que nous avons empruntée la semaine précédente lors de la sortie club au calvaire de Porte. C’est dans cette montée, peu avant Ordonnaz, que la pluie nous rattrape une première fois.

Le frugal ravitaillement est situé sous le préau d’une cours d’école. Ceux qui sont passé plus tôt en ont profité pour s’abriter, ce ne sera pas notre cas puisque la pluie a cessé. Le soleil n’étant pas encore de la partie, la descente sur Contrevoz est glaciale. Heureusement, la montée du col du ballon nous donne l’occasion de nous réchauffer.

Nous nous réchauffons jusqu’Armix où la pluie nous rattrape une nouvelle fois. Elle s’intensifie alors que Raymond et moi attendons à Prémilieu. Raymond en profite pour jouer les guides touristiques en indiquant aux cyclos arrêtés le gigantesque chaudron de cuivre que l’on peut trouver dans le village.

Une fois que Bruno & Magali sont arrivés, nous terminons l’ascension sous une pluie froide et un vent qui mérite le même qualificatif. Heureusement, la pluie cessera peu après le sommet du col. Nous profitons ensuite du soleil qui fait une apparition et du vent qui nous pousse alors que nous roulons sur le plateau. Cela ressemble beaucoup à certains paysages du Jura, à croire que le Bugey fait partie de ce massif.

Nous sommes dépassés par la voiture d’assistance d’un participant qui bifurque à droite. Nous pensons que c’est pour faire une pause. Mais non. Les flèches au sol indiquent que nous devons nous aussi emprunter cette route qui grimpe fort. Dommage nous étions bien sur le plateau, avec le vent favorable.

Nous redescendons ensuite sur Hauteville par cette petite route forestière sur laquelle il faut être prudent. La route est étroite, humide, gravillonée et avec  des trous. Après 50m de boue dans la descente, nous apercevons la salle d’Hauteville d’où nous sommes partis et où nous attend le second ravitaillement du jour.

Nous repartons ensuite plein Nord. Vu le ciel menaçant, je ne réussis pas à convaincre Bruno de m’accompagner chasser les quelques cols qui sont proches du parcours. Effectivement, une averse nous surprend alors que nous arrivons aux alentours de Champdor.

Passé Brénod, nous franchissons le col de la cheminée. Il n’est pas très dur, mais Magali donne quelques signes de fatigue. Peut-être le contre-coup du rythme soutenu auquel nous avons roulé depuis Hauteville.

Après le col de la cheminée, nous repiquons plein Nord sur une route qui grimpe gentiment, mais les kilomètres commencent à se faire sentir. Alors que nous bifurquons en direction du col de Belleroche, nous apercevons une biche qui saute dans les herbes. Je profite d’être légèrement devant avec Raymond pour aller chercher le col de Belleroche qui est à 500m de là.

Nous descendons ensuite en direction du Poizat. Nous sommes rattrapés par les cyclos du Comité d’Entreprise MBK que nous avons déjà vu de nombreuses fois aujourd’hui. Bien souvent, ils étaient arrêtés au bord de la route à réparer des crevaisons avant de nous dépasser quelques kilomètres plus loin. Une nouvelle fois, nous les dépassons pendant qu’ils réparent leur 6ème ou 7ème crevaison de la journée. Il y a des jours comme ça…

Nous filons pour aller pointer au Poizat. Sauf que nous ne trouvons pas le pointage. Il y a bien des flèches (décollées par la pluie) qui conduisent à la salle, mais celle-ci est occupée par les dames du village qui fêtent la fête des mères, comme nous le dira Raymond qui est allé au renseignement. C’est donc sans le précieux sésame qu’est le coup de tampon sur nos cartes de route, nous nous lançons dans la dernière montée du jour, celle du col du Bérentin.

La montée n’est pas très dure, mais les kilomètres commencent à peser dans les jambes, d’autant que la température commence à baisser, suivant le soleil qui décline. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de notre hébergement, nous voyons les nuages se faire de plus en plus menaçants.

Nous bifurquons à gauche en direction des Plans d’Hotonnes, en espérant que la pluie attendra encore 20 minutes, le temps que nous atteignions le gite. Nos espoirs sont vains. Une minute plus tard, une violente averse s’abat sur nous et nous sommes rapidement trempés comme des soupes. Bien plus que nous avions pu l’être tout au long de la journée.

Heureusement l’hébèrgement n’est plus très loin. Sauf que personne, moi le premier, ne se rappelle du nom du gite. Il nous faut donc nous arrêter pour regarder dans les papiers que nous a remis l’organisateur. En lisant ce fameux document, je m’aperçois que l’organisateur n’avait pas prévu que nous fassions la boucle du Poizat aujourd’hui, mais que nous rejoignions directement le gite après le col de la cheminée. Je ne dis rien à mes compagnons de route, histoire de ne pas m’attirer leurs foudres en plus de la pluie. En repartant, j’ai tellement de buée sur mes lunettes (de soleil, j’étais vraiment optimiste pour la météo du jour) que je fais les quelques hectomètres restant sans.

A l’arrivée au gite, Evelyne sort à notre rencontre. Nous allons vite poser nos vélos puis nous mettre au chaud et nous sécher, car tout le monde n’attend plus que nous pour le repas. Nous racontons notre mésaventure au Poizat et Evelyne et Bernard nous expliquent que le pointage n’ouvre que le dimanche matin à 8h. Du gite nous ne sommes pas les seuls à ne pas avoir pointés, d’autres ont fait comme nous et n sont pas très motivés non plus pour y retourner le lendemain.

Alain, qui est passé en voisin avec Odile, nous propose de prendre nos cartes de route pour pointer quand il passera le lendemain puisqu’il est inscrit pour la journée. Mais nous déclinons car cela risque de nous poser problèmes pour le repas du lendemain midi à Virieu-le-Petit où nous serons vraisemblablement avant lui.

 


Publié dans : Cyclotourisme - Par Saturnin - Ecrire un commentaire
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